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« Nosy Be Jazz festival » – Dama à redécouvrir avec le jazz

Comme un poisson dans l’eau, Dama s’est plu à jouir de l’harmonie entre lui et les jeunes musiciens du Malagasy jazz expérience.

Un événement attendu par les mélomanes de la Grande île, le « Nosy Be Jazz Festival » entame la campagne de sa prochaine édition avec Dama comme fer de lance.

Saluant cette « unité dans la diversité » que prône ce rendez-vous culturel exceptionnel qu’est le Nosy Be Jazz Festival (NBJF), mais par-dessus tout l’éclectisme qui y règne. C’est un Dama revigoré et resplendissant de dynamisme que l’on a eu le grand plaisir de redécouvrir sur la scène de La City Ivandry dans la soirée du vendredi. À l’occasion de l’annonce officielle de la prochaine édition du NBJF prévu du 10 au 13 avril sur l’île aux Parfums, c’est une pléthore d’artistes et de musiciens de tous horizons que l’on a aussi eu le plaisir de rencontrer sur place.

Ceci-dit, s’il y en a bien un que l’on était impatient de retrouver, c’est Dama qui après avoir émerveillé la scène internationale aux côtés de son compère Erick Manana ne s’est pas du tout endormi sur ses lauriers. Entouré, cette fois, des jeunes et talentueux jazzmen du « Malagasy jazz experience » (MJE), avec Andry Mika à la basse, Njaka au piano, Joro à la guitare, Josia à la batterie et Tsanta à la trompette, Dama nous livre désormais une interprétation originale de ses compositions, le tout teintée d’une touche de jazz enivrante. Emu, enjoué, fier de l’air pleinement satisfait de ces jeunes, le charismatique chanteur de Mahaleo a été allégé dans son deuil.

Il a ainsi livré en guise d’extraits, des reprises toujours aussi folk, mais aussi plus jazzy des titres comme « Voasary » ou « Ny rivotra » entre autres, Dama exalte l’auditoire de sa présence sur scène et de sa communion avec les jeunes jazzmen.

Pleines de surprises

« Ce ne sont là que les prémices de ce que l’on vous réserve pour le mois d’avril. Je salue, d’ailleurs, fièrement le talent de ces jeunes et j’ai hâte qu’on puisse en partager plus avec vous. Rendez-vous est ainsi donné à Nosy Be pour ce festival, là où l’on vous réserve pleines de surprises avec les artistes locaux également », affirme Dama.

Annonçant ainsi déjà une programmation éclectiques qui réunit la crème des musiciens nationaux, le NBJF promet du lourd pour ce qui sera sa 4ème édition. Niry Ravelojaona, président du comité du NBJF souligne « On s’activera toujours pour innover la programmation de ce festival qui dans un cadre idyllique s’affirme comme une belle vitrine à la fois touristique et culturel pour le pays. De plus, on est tout aussi ravi de l’engouement qu’il suscite chaque année auprès de tous les acteurs culturels locaux et internationaux ». Le fait est qu’au-delà de nos frontières, le NBJF contribue aussi à valoriser le talent des jazzmen nationaux à l’étranger, notamment grâce à sa collaboration avec le « Bari in jazz » en Italie. En outre, le festival a également annoncé lors de la soirée du vendredi, l’illustre compositrice et chanteuse Fanja Andrimanantena comme la marraine de cette 4ème édition. « De bonnes choses sont à venir », confie-t-elle, sachant que le projet « Mozika tsotr’izao 3 » est déjà en route pour sa part. Divers artistes internationaux, comme le saxophoniste américain Suleiman Hakim et l’Akoda Trio de France sont aussi annoncés. De bonnes musiques en perspectives.