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Santé – Une loi sur la greffe d’organe en gestation

Le plateau technique pour la greffe de rein  au niveau du centre hospitalier d’Anosiala

Un cadre législatif afférent à la greffe d’organe est attendu cette année. Ce sera un tournant décisif pour les malades nécessitant une greffe.

Annoncé avant-hier en conseil des ministres, le texte régissant la greffe d’organe verra le jour dans la Grande île. Une grande première vue qu’aucune loi, ni texte n’encadre la pratique de la greffe d’organe dans le droit malgache jusqu’à présent. Un projet de loi sur la greffe d’organe a déjà été concocté depuis un certain temps mais il n’a pu aboutir jusqu’à ce jour. Cette loi verra régir les pratiques à faire dans la transplantation de tous les organes. « Un comité restreint et élargi s’est déjà penché sur le sujet. Mais le projet de loi ne s’est jamais concrétisé », explique le Professeur Gaëtan Duval Solofomalala, directeur de la fourniture des soins au niveau du ministère de la Santé publique. Une aubaine pour les malades qui ont besoin de transplantation ou d’une greffe et qui n’ont que pour seule option l’évacuation sanitaire à l’étranger. « C’est alléger les patients de toutes les charges du coût de la greffe d’organe à l’extérieur que ce projet de loi sera élaboré », indique la décision en conseil des ministres.

Seul le centre Hospitalier d’Anosiala dispose d’un plateau technique, entre autres des blocs opératoires prévus accueillir la transplantation rénale. Ce centre Hospitalier a été doté de ces blocs opératoires, il y a deux ans.

De nouvelles infrastructures
Ces derniers ne sont pas encore opérationnels, faute d’encadrement juridique, selon les explications. « Les spécialistes sont déjà préparés pour les interventions. Mais la pratique de la greffe a besoin d’un cadre réglementaire bien défini », explique le Professeur.

Plusieurs des blocs opératoires et des services relatifs à cette greffe d’organe seront implantés dans des centres hospitaliers.
« Auparavant, seul le centre hospitalier d’Andohatapenaka, doté d’un nouveau bâtiment, a été prévu accueillir la transplantation rénale. Après le déroulement des procédures après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, il est projeté que les malades puissent bénéficier des interventions dont ils en ont besoin dans plusieurs centres hospitaliers dans la capitale », indique le Professeur Solofamalala. Ainsi, mis à part Andohatapenaka, plusieurs autres centres hospitaliers pourront accueillir les interventions en matière de greffe d’organe. Le projet de loi sera attendu incessamment. Quant au coût du service, cela variera en fonction des interventions effectuées. C’est le cas par exemple pour la greffe de cornée, où la durée est plus courte par rapport à l’intervention en cas de greffe rénale, clarifie le Professeur. Une procédure qui s’avère longue. La greffe d’organe implique de nombreux services. Pour ne citer que les tests de compatibilité préalable qui ont besoin d’un laboratoire particulier. En ce qui concerne l’infrastructure, ceci nécessite bien la réorganisation au niveau des services. « Une greffe d’organe nécessite beaucoup la collaboration de plusieurs services, le bloc doit par exemple être stérilisé, ainsi que le matériel nécessaire »,explique Le professeur Olivat Rakoto Alson Aimée, directeur du Centre Hospitalier Universitaire Jospeh Ravoahangy Andrianavalona.