Social

Épidémie – Plusieurs nourrissons meurent de la rougeole

Le secretaire génèral du ministère de la Santé le professeur Arsène Ratsimbasoa explique l’importance de la vaccination.

Le ministère de la Santé publique rapporte officiellement le décès de soixante sept victimes de la rougeole. La plupart sont des nourrissons.

La rougeole a eu raison de plusieurs nourrissons depuis la recrudescence de la maladie, selon le rapport du secrétaire général du ministère de la Santé publique, le Professeur Arsène Ratsimbasoa à Ambohidahy, hier. « 90% de ces victimes sont âgées entre 9 et 11 mois. Elles sont, généralement, des enfants non vaccinés. Et elles n’ont reçu des traitements que tardivement. On ne les a amenés à l’hôpital que lorsque leur maladie a fortement, évolué», décrit-il. Ces cas ont été répertoriés au niveau des formations sanitaires à Antananarivo-ville, à Ambato Boeny, à Marovoay, à Mahajanga, à Toamasina, entre autres.
Les uns ont succombé dans un lit d’hôpital, les autres sont des cadavres en dépôt. Les décès communautaires, comme ceux à Anosipatrana, à Andoha-tapenaka, à Ambato Boeny ne sont pas compris dans ce rapport. Le Professeur Arsène Ratsimbasoa, ainsi que d’autres médecins, martèlent que cette maladie virale ne devrait pas provoquer la mort. « C’est la complication de la rougeole qui entraine la mort ». Par ailleurs, la complication de la rougeole ne se présente que chez les individus qui ont une faible immunité. «L’évolution de la maladie n’est pas la même chez une personne immunisée et une autre non immunisée. Les non vaccinés sont très exposés à la complication de la maladie, tandis que la rougeole est de forme simple, chez les personnes immunisées», explique le Dr Domoina Rakotonoely, médecin traitant à Ambondrona.

Solutions
La vaccination est la solution proposée par le ministère de la Santé publique pour prévenir la maladie et pour mettre fin à cette épidémie. Du 14 au 18 janvier, plusieurs agents de santé déjà « formés» sur la vaccination, seront mobilisés au niveau des centres de santé, au niveau des communautés et des établissements scolaires des vingt cinq districts les plus affectés, pour faire vacciner tous les enfants de 9 mois à 9 ans. Au moins 95% des cibles doivent être atteints. Même les enfants qui ont été déjà vaccinés peuvent recevoir une nouvelle dose, durant cette campagne. «Le rappel de vaccin anti-rougeole est nécessaire pour protéger, totalement, l’individu. Si jamais cet objectif n’est pas atteint, il y aura encore d’autres personnes exposées à la maladie », enchaine la source. Le ministère indique qu’il est impossible de faire vacciner les vingt millions d’habitants à Madagascar, vu le coût d’une telle campagne.
Pour les individus non compris dans la tranche d’âge des bénéficiaires, l’administration de deux doses de vitamine A, en 24 heures, est recommandée, ainsi qu’une bonne alimentation et une bonne hydratation. La rougeole a déjà touché dix neuf mille deux cent quatre vingt-trois individus au niveau de soixante trois districts, depuis le 20 août 2018. Encadré Observations des scientifiques. Une équipe du ministère de la Santé publique et de la direction générale de la Météorologie a observé l’évolution de l’épidémie de rougeole, la semaine passée. Cette équipe a remarqué que les villages au bord des rivières sont les plus affectés par la maladie. La propagation de la maladie les a aussi intrigués. « Pourquoi la maladie affecte Antananarivo-ville, puis Betsiboka, Ambato Boeny et Marovoay et Mahajanga ? Pourquoi les autres villes entre ces zones ne sont pas affectées?». Des investigations vont s’effectuer.

 

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