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Médias – Décès de Sabine Rakotozafy

C’est avec consternation qu’on a appris le décès de notre consœur Sabine Rakotozafy vendredi à Nice à l’âge de 72 ans. Une grosse perte pour le monde du journalisme. Sabine Rakotozafy incarnait le professionnalisme, la rigueur et la passion pour son métier au sein de la Radio nationale malgache où elle servait dans les années 70-90. C’est loin d’être des éloges funèbres, étant donné que tous les hommages de ses collaborateurs et de ceux qui ont eu la chance de la côtoyer ou d’être sous sa tutelle le confirment. De Naina Rabearivony à Rinah Rakotomanga en passant par Eddy Andriamaharo et Mamy Razafy, tous des grands noms de l’audiovisuel, les propos sont unanimes.

On gardera de Sabine le souvenir d’une journaliste qui a du cran, osant tenir tête à Didier Ratsiraka au plus fort de sa puissance dans les conférences de presse et en pleine gloire de la censure, d’une journaliste très humaine ne pouvant pas contenir ses émotions en direct de l’antenne lors des funérailles des personnalités tuées dans un accident d’hélicoptère en mai 1986.

Après avoir quitté le pays dans les années 90, Sabine Rakotozafy s’est reconverti dans la réalisation de documentaires. En 2008, elle a sorti un documentaire de 26 minutes intitulé « Les tirailleurs malgaches à Menton… morts si loin ». Il s’agit de l’histoire des tirailleurs malgaches ayant combattu lors de la première guerre mondiale aux cotés des soldats français.

Avec Sabine Rakotozafy disparaît une espèce rare de journaliste, une certaine forme de journalisme qui s’exprime par le professionnalisme et non pas par l’art de monter le ton, de dénigrer ou de diffamer.

1 commentaire

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  • Chère Sabine, Repose en paix après toutes les épreuves que tu as traversées et le cancer qui t’a emporté . Bravo encore pour le courage dont tu as fait preuve dans ta vie et dans ton métier de journaliste. La dernière fois que nous nous sommes retrouvés à Marseille en 2018 tu étais en bonne forme et nous avons évoqués avec beaucoup de bonheur les moments heureux passés avec les collègues, amis, étudiants à l’époque où tu étais au Centre de formation des spécialistes de l’information entre 1969 et 1972 et où j’étais un jeune enseignant à Tananarive. Je suis triste de te voir partir si tôt. Mon amitié t’accompagne. Toutes mes condoléances à ta famille et à la communauté des journalistes malgaches
    Je pense à toi
    Alain