A la une Faits divers

Antsohihy – Cinq assassins transférés à Boriziny

Arrêtés pour avoir charcuté à mort un prévenu à l’extérieur de la prison d’Antsohihy, avant-hier, cinq individus sont transférés à Boriziny où ils seront enquêtés.

Crime. Cinq sur une vingtaine d’individus, auteurs du lynchage à mort d’un prévenu, avant-hier, se sont fait
arrêter et ont directement été conduits à Boriziny pour être enquêtés. Ils ont reconnu l’acte, tandis que leurs complices courent toujours, selon les informations fraîchement recueillies auprès de la Gendarmerie. Ils font tous partie de la commission de sécurité villageoise Besaboha qui fait l’objet d’un chapelet de plaintes à cause de sa tyrannie envers la population même.

Aux dernières nouvelles, il n’y a plus rien à craindre quant à la sécurité dans la ville d’Antsohihy après ce déchainement finissant dans le sang. Le calme est entièrement revenu, comme l’a assuré un officier supérieur, hier.
En fait, une scène de cruauté dépassant l’entendement s’est produite dans cette localité, jeudi. Ce groupe de personnes incriminées a pris à partie un prévenu qui allait être mis en prison pour meurtre. Sa cible se trouvait déjà dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire quand la troupe a fait intrusion pour la faire sortir de force. Il l’a alors massacré une fois à l’extérieur, l’a lapidée et découpée avec sa machette, d’après les
des autorités locales. Le prisonnier, gravement blessé, ne s’en est pas sorti vivant.

Œil pour œil

C’était dans la soirée-même, après une collecte de renseignements territoriaux menée tambour battant, que cinq des bourreaux ont été identifiés et chassés du village. Leurs coauteurs se sont évanouis dans la nature.

Suivant les informations judiciaires, « la victime avait été amenée depuis Antsakabary, district de Befandriana Nord, où il avait tué quelqu’un. La famille de cette personne qu’elle a mise à mort et les Besaboha l’ont suivi jusqu’à son placement sous mandat de dépôt. Ils l’ont arraché de la prison pour qu’ils lui appliquent la loi du talion, qui est œil pour œil, dent pour dent ».

« Ces assaillants n’ont pourtant touché ni les geôliers ni les détenus de la maison centrale d’Antsohihy », relate une source sûre auprès de l’Admi­nistration pénitentiaire.

L’enquête des cinq captifs se poursuit alors à Boriziny. « Ce sera également là-bas qu’ils vont être présentés au Parquet », souligne la Gendarmerie.