L'emploi décent n'est pas encore accessible à Madagascar. Ce droit a fait l’objet d’une marche, samedi. Une marche pour promouvoir l'emploi décent à Madagascar. Les différents syndicats des travailleurs dans la ville d'Antananarivo se sont donnés rendez-vous, ce samedi, pour rendre concret l'emploi décent dont la journée mondiale est le 7 octobre. Pour l’occasion, une marche de sensibilisation à l'emploi décent, un droit que tous les travailleurs peuvent revendiquer. " Nous constatons que l’emploi décent tel qu’on le définit, n’est pas encore une réalité. Notre objectif pour cette occasion est de pouvoir répondre aux questions que chacun se pose sur l'emploi décent", explique Ralibera, le secrétaire général de la Solidarité syndicale de Madagascar (SSM), ce samedi. Car les rapports que font les travailleurs confirment cette méconnaissance. " Pourquoi ne sommes-nous pas estimés à notre juste valeur ? On nous paye moins que les gendarmes et les soldats. Et ensuite, les politiciens nous font porter toujours le chapeau en cas de problème, c’est injuste", selon un policier qui a participé à la marche, refusant de mentionner son nom de peur d'être interpellé. Il a affirmé aussi que la liberté des travailleurs est tellement inexistante au niveau de leur entité. La réalité est presque la même pour tous les travailleurs. Des syndicats des travailleurs assistant à la manifestation ont voulu témoigner de ce qu’ils vivent. " Chaque travailleur a le droit d'être payé suffisamment et à temps. Mais c'est tout le contraire pour les travailleurs de l'enseignement supérieur. Parfois, nous ne percevons nos salaires que près de la moitié du mois. Le salaire n'est pas non plus suffisant", selon aussi Tantelison Ratsiavonamanana, du syndicat des travailleurs de l'enseignement supérieur. Ce type de réalité est aussi vécu par des travailleurs du ministère de l'Éducation nationale. "Nous n'allons parler que de l'indemnité de logement pour illustrer cette réalité. Par rapport aux autres ministères, le seuil de nos indemnités de logement ne dépasse pas les 15 000 ariary par mois, si les autres peuvent gagner jusqu'à 800 000 ariary", selon un représentant du syndicat des employés de ce ministère qui demande le même traitement pour tout le monde.
L'emploi décent n'est pas encore accessible à Madagascar. Ce droit a fait l’objet d’une marche, samedi. Une marche pour promouvoir l'emploi décent à Madagascar. Les différents syndicats des travailleurs dans la ville d'Antananarivo se sont donnés rendez-vous, ce samedi, pour rendre concret l'emploi décent dont la journée mondiale est le 7 octobre. Pour l’occasion, une marche de sensibilisation à l'emploi décent, un droit que tous les travailleurs peuvent revendiquer. " Nous constatons que l’emploi décent tel qu’on le définit, n’est pas encore une réalité. Notre objectif pour cette occasion est de pouvoir répondre aux questions que chacun se pose sur l'emploi décent", explique Ralibera, le secrétaire général de la Solidarité syndicale de Madagascar (SSM), ce samedi. Car les rapports que font les travailleurs confirment cette méconnaissance. " Pourquoi ne sommes-nous pas estimés à notre juste valeur ? On nous paye moins que les gendarmes et les soldats. Et ensuite, les politiciens nous font porter toujours le chapeau en cas de problème, c’est injuste", selon un policier qui a participé à la marche, refusant de mentionner son nom de peur d'être interpellé. Il a affirmé aussi que la liberté des travailleurs est tellement inexistante au niveau de leur entité. La réalité est presque la même pour tous les travailleurs. Des syndicats des travailleurs assistant à la manifestation ont voulu témoigner de ce qu’ils vivent. " Chaque travailleur a le droit d'être payé suffisamment et à temps. Mais c'est tout le contraire pour les travailleurs de l'enseignement supérieur. Parfois, nous ne percevons nos salaires que près de la moitié du mois. Le salaire n'est pas non plus suffisant", selon aussi Tantelison Ratsiavonamanana, du syndicat des travailleurs de l'enseignement supérieur. Ce type de réalité est aussi vécu par des travailleurs du ministère de l'Éducation nationale. "Nous n'allons parler que de l'indemnité de logement pour illustrer cette réalité. Par rapport aux autres ministères, le seuil de nos indemnités de logement ne dépasse pas les 15 000 ariary par mois, si les autres peuvent gagner jusqu'à 800 000 ariary", selon un représentant du syndicat des employés de ce ministère qui demande le même traitement pour tout le monde.