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Tsimoka – L’autonomisation des femmes à travers l’artisanat

Sophie  Ratsiraka  apprécie  un  sac  en Raphia.

L’ouverture du Tsimoka day a été annoncée hier au Tana Water Front. Le cluster Tsimoka réunit des savoirs-faires traditionnels autour du fait-main comme la broderie, le tissage, le tressage de fibres naturelles, le recyclage et la confection du textile, la fonte d’aluminium et le façonnage de corne, le patchwork, et récemment des produits de bien-être naturels tout en portant un regard vers les savoirs-faires ancestraux et procédant à de nombreux transferts techniques innovants vers un placement haut de gamme.

« Notre objectif est de susciter une image positive de l’artisanat malgache à travers des produits de qualité. Il s’agit également de promouvoir le commerce équitable et le développement durable du secteur artisanat. Ainsi, il est essentiel de faire de l’artisanat une activité qui favorise une croissance économique et durable », indique Noeline Razanam­parany, présidente du Cluster Tsimoka.

Tsimoka est composée de sept femmes chefs d’entreprise avec plus de 15 à 20 ans d’expérience, les membres du cluster ont décidé de mettre en commun leur savoir-faire et leurs expériences pour percer ensemble les marchés internationaux. Le cluster cherche la valorisation de l’artisanat haut de gamme pour la promotion de l’île.

Présente à l’événement du Tsimoka Day, le ministre de l’Artisanat et des Métiers, Sophie Ratsiraka a salué une telle manifestation et incite à la promotion des matières premières comme le raphia. « Des événements comme celui-ci mettent en avant les savoir-faire de l’artisanat malgache. Il est vrai que des artisans rencontrent des difficultés dans la recherche de matières premières. On va essayer quand même d’inciter les Malgaches à planter les matières premières dont ils ont besoin. Il s’agit par exemple du raphia. Le raphia est une plante endémique de Madagascar. Notre raphia est très demandé. Près de 75% de la demande mondiale en raphia est fournie par Madagascar. On a tout intérêt à protéger cette matière première », souligne-t-elle.

Promotion de la femme

Avec la collaboration active de nombreux artisans habitant de différents villages aux alentours d’Antana­narivo, le commerce équitable sera promu. Les activités générées par le cluster ont un impact bénéfique dans plus de deux cents hameaux, et permettent d’améliorer les conditions de vie de leurs habitants.« Quarante-cinq femmes et seize familles bénéficient des activités dans le cadre du Tsimoka. La collaboration avec ces familles est la continuité de la production pour les bénéficiaires et la participation active des membres », explique Angeline Alice Rasoanirainy de Rindradandy et membre du Tsimoka.

Près de 80% des personnes qui œuvrent dans l’artisanat sont des femmes. Le cluster à travers ses fournisseurs a une capacité de production de près de 60 000 articles par an. Plusieurs catégories de produits sont mises en exergue, il s’agit par exemple des accessoires de mode en raphia, des sacs, des chapeaux, des paniers ou encore des articles de décoration, du textile en soie sauvage, des peintures sur céramique.

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