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Haute ville – Plusieurs rochers menacent de s’écrouler

Des  rochers  dangereux  identifiés  sur  la  colline  de  Manjakamiadana.

Un danger mortel se présente sur la colline de Manjakamiadana. Des blocs de rocher seront détruits pour éviter des accidents.

Habiter certaines maisons sur la Haute Ville devient dangereux. Le Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) a, encore, identifié plusieurs rochers menaçants, sur la colline de Manjakamiadana, plus précisément, à Ankadi­nandriana, dans le fokontany d’Antsahondra. « La plupart de ces rochers se fissurent. Ils menacent de s’écrouler. Ces rochers pourront détruire des biens et emporter des vies, en tombant, car des maisons et une ruelle se trouvent non loin », indique le BNGRC, hier, après une descente effectuée par les techniciens de cette structure, des représentants de la commune urbaine d’Antana­narivo, le chef fokontany d’Antsahondra sur place.

Dix maisons et cinquante personnes s’exposent au danger de mort en restant dans cet endroit. Ces personnes doivent quitter les lieux pour éviter des accidents qui peuvent survenir à tout moment, surtout, pendant la période de pluie qui approche. Ces habitants ne veulent pas partir. « Nous n’avons nulle part où aller. Le mieux serait de détruire ces rochers et d’écarter le danger », réclament-ils. Ce sont eux-mêmes qui ont lancé l’alerte. Ils ont déposé une plainte pour avertir de ce danger, les autorités responsables.

Risque de glissement

La colline de Manjakamia­dana a été déclarée une zone inhabitable, par le BNGRC, depuis les accidents mortels générés par des écroulements de rochers et les glissements de terrain. Les rochers sur la Haute-Ville s’altèrent et il y a un risque d’éboulement à tout moment. Le risque de glissement de terrain persiste, également, avec la déforestation et le problème d’irrigation qui modifie la teneur du sol, sur cette colline. Les dangers persistent dans les fokontany d’Ambanin’Ampa­marinana, d’Amparibe, de Tsimialonjafy, de Tsarafaritra, de Ankadilalana, d’Ambatovi­naky, et maintenant, d’Antsa­hondra. Il serait difficile d’éliminer totalement ces dangers. Le plus rassurant sera de quitter cette colline. L’État a essayé avec les habitants d’Ambanin’Ampamari­- nana, en leur proposant des terrains à Anosiala, et un hébergement à Andohatape­naka. Mais ces derniers sont retournés chez eux, là où des blocs de pierre se font toujours menaçants. « C’est ici notre vie. Nous ne pouvons pas nous éloigner », déclaraient-ils. Pour le cas d’Antsahondra, le BNGRC a annoncé la destruction des rochers.

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