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Rivo Randrianarivony : « La seule option, c’est d’attaquer »

Deuxième du championnat « pilotes » à sept points du leader, Rivo (Subaru Impreza R4) jouera son va-tout, ce weekend durant le RIM de Moramanga.

Rivo Ran­drianarivony se trouve dans la position du chasseur. Il accuse un retard de sept longueurs sur le leader du championnat « pilotes », avant le Rallye International de Madagascar de ce weekend (11-12-13 octobre).

Toutefois, il n’entend pas se mettre la pression et aborde cette quarantième édition comme toute autre course : « Bien que ce RIM soit décisif pour le championnat, l’état d’esprit reste le même pour nous comme lors des au­tres courses. C’est le moment de tout donner tout en prenant du plaisir ».

Vu qu’ils doivent impérativement terminer devant leurs rivaux pour être sacrés, Rivo et son frère Ando n’ont pas le choix. Il faudra cravacher dès les premiers kilomètres. « En voyant les temps effectués sur la spéciale Anjeva-Ambohidraondriana lors du précédent rallye, on peut dire que le rythme actuel est plutôt élevé. Il va donc falloir tenir ce rythme pour gagner le cham­pionnat. La seule option pour chaque prétendant à la couronne nationale, ce sera d’attaquer. Espérons que la pluie ne va pas s’en mêler », poursuit le pilote de la Subaru Impreza R4.

Moramanga, c’est le jardin de Rivo et Ando. Ils s’y sentent bien et leurs résultats le prouvent. Ils y ont remporté leur dernière victoire en date, au terme du Rallye de Mangoro, en juillet.

Toutefois, ce RIM proposera de nouveaux tracés, qu’ils découvriront au même titre que les au­tres coureurs.

Nouveaux tracés

« Environ 75% des pistes sont des nouveaux tracés, d’après ce qu’on a constaté durant les reconnaissances. Ce qui va complètement changer la donne pour tout le monde. Les pistes sont très techniques. La puissance de la voiture ne sera pas suffisante pour gagner. Il faudra trouver les bons réglages des trains. Et surtout, l’équipage devra être prêt physiquement et techniquement pour les dix-neuf épreuves », analyse Rivo.

Oui, ce RIM propose un parcours éprouvant de dix-neuf spéciales. Le plus important sera de trouver le juste milieu entre attaque et gestion de la mécanique, pour arriver sans encombre au bout des 212,47 km. « Il faudra cravacher dès que l’on pourra. Mais d’un autre côté, on ne doit pas oublier que le rallye est très long et qu’on doit quand même ménager la voiture », conclut-il.