Economie

Partenariat public-privé : Permettre et encadrer les offres spontanées

Madagascar gagnerait à améliorer le cadre légal qui régit ses partenariats public-privé. Un spécialiste des finances publiques avance des pistes d’amélioration.

Mise en place en 2015 pour accélérer les projets structurants, la loi sur le partenariat public-privé peine à remplir pleinement ce rôle. Depuis l’accession au pouvoir du nouveau régime, il est admis, d’une manière générale, que des amendements doivent être apportés à cette loi dans la mesure où l’actuel Président de la République entend aller vite. De plus, l’émergence prônée depuis janvier attribue une grande part du financement des projets futurs aux investissements privés. C’est, d’ailleurs, sur ce principe que repose la réalisation de la nouvelle ville Tanà-Masoandro. Une source spécialisée dans les finances publiques indique que le débat est ouvert pour l’amélioration de ce cadre juridique.

Dans ce sens, notre interlocuteur avance l’introduction des «offres spontanées» dans la loi. «L’expérience montre une certaine rigidité du cadre actuel», lance-t-il qui ne favorise pas l’arrivée des investisseurs. D’après lui, ils sont rares. «À cause du risque-pays, peu d’investisseurs répondent aux appels d’offres interna­tionaux», a-t-il déclaré. « Cela ne concerne pas seulement Madagascar mais beaucoup de pays d’Afrique ». Il a, toutefois, indiqué qu’il y avait plusieurs investisseurs qui proposent des offres spontanées au gouvernement. Concrètement, on parle d’offre spontanée lorsqu’un opérateur privé décide de soumettre une offre à un partenaire public sans que ce dernier n’ait envoyé un appel d’offres.

Benchmark

S’appuyant sur le Sénégal qu’il considère comme un des champions africains du 3P, notre interlocuteur estime que Madagascar a beaucoup à gagner en mettant en place un cadre qui permettrait à des partenariats à partir d’offres spontanées de se concrétiser. Il avance alors la création d’un comité interministériel pour valider les offres en toute transparence qu’on fera ensuite passer en conseil des ministres pour étudier les conditions. Il insiste, toutefois, sur la nécessité de la transparence et la mise en place de balises pour éviter toute velléité de corruption. C’est, d’ailleurs, le principal argument des détracteurs de ce principe. Mais pour notre source, une structure mature et un code de marché public adapté peut permettre de réduire les risques.

D’un autre côté, notre interlocuteur estime qu’il est nécessaire de penser à la vulgarisation du 3P car il est important de faire comprendre aux citoyens que le 3P n’est pas de la privatisation. Pour les investisseurs étrangers, il propose, par ailleurs, une obligation de partenariat à un certain niveau avec un partenaire local.
Le principal exemple de 3P en cours sur la Grande île est l’extension des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be.

 

1 commentaire

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  • Bonjour, votre «  »interlocuteur » » est il une personne dont le droit etre tenu secret ? pour que ne mentionnez pas son patrony me ?, peut c est a sa demande et si cela est le cas ,pourquoi vous qui etes journaliste n avertissez pas le lecteur?
    Pour atteindre un petit niveau journalistique le travail sera long tres long compte tenu de l article lu aujourdhui, a l Express un MONSIEUR pourra j en suis SUR vous aider , voyez et lisez ses chroniques et profitez de son professionnalisme.

    Bonne lecture .Veloma