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Miandrivazo : Des militaires et un policier s’empoignent

Une échauffourée entre six soldats et un policier a éclaté samedi, à Miandrivazo. Le chargeur du policier confisqué a déjà été restitué au commissariat.

C’est après un spectacle nocturne de deux artistes, selon les versions de la police, qu’un orage entre ses éléments et six soldats est survenu, dans la ville de Miandrivazo, samedi.

Vers 23 heures, un policier chauffeur est parti du commissariat en voiture pour aller chercher ses collègues ayant assuré les services d’ordre au show. Non loin du poste, il a été appelé par une personne à intervenir dans une rixe. Or, c’étaient des militaires de la Zone rurale prioritaire de sécurité (ZRPS Bravo), en civil et en opération, qui auraient été en train d’intercepter un quidam, selon les explications de la police locale.

« Arrivé sur les lieux, le policier a demandé ce qui se passait, mais il s’est attiré la foudre du peloton. Celui-ci l’a alors cerné. Au même instant, il s’est efforcé de protéger son fusil dont le chargeur garni de vingt-cinq cartouches a été arraché par ces hommes de l’Armée. Il a été blessé légèrement au genou », raconte le chef du commissariat de la sécurité publique de Miandrivazo.

Les supérieurs respectifs, aussitôt alertés, se sont dépêchés sur place, mais les militaires n’étaient plus là.

Rétablie

Le lendemain de cette confusion, l’adjoint du commandant de la ZRPS Bravo a rendu au commissariat le chargeur et les munitions en totalité.

Interrogé sur les faits, le colonel Rasolomampionona, commandant de la zone Bravo, a expliqué, « le policier aurait eu un verre dans le nez. Il s’est disputé avec les soldats qui étaient au spectacle. Il a dû être maîtrisé pour éviter de faire de victimes, puisqu’il était armé. Rapidement informés, des éléments en tenue de la ZRPS ont été envoyés sur place, mais les autres ayant désarmé ce policier sont déjà partis. Puis, l’escadron diligenté a accouru vers une autre agitation signalée vers la fin des prestations des chanteurs ».

« En somme, ce qui s’est passé était tout simplement un malentendu. Cela ne doit, pourtant, pas amener qui que ce soit à dénigrer la relation entre la Police et l’Armée », souligne l’officier supérieur, hier, au téléphone.

Une réunion entre supérieurs a eu lieu, à l’issue de laquelle la situation a, bel et bien, été rétablie. « Tout est déjà arrangé », affirme le commandant de compagnie de la gendarmerie, hier, au téléphone.