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PPN – Le MICC veille au grain

Le  ministre  Edgard  Razafindravahy  lors  de  sa  rencontre  avec  la  presse  hier

Une année passée à la tête du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, MICC, a forgé chez Edgard Razafindravahy un mental d’acier. Prêt à toute épreuve.

Intransigeant sur le objectif . Ferme sur le moyen d’y parvenir. Lucide face aux vent contraire du contexte actuel. Pragmatique à tout moment. Voilà le quatre point cardinaux dans lequel Edgard Razafindravahy a cadré hier à on bureau d’Ambohidahy on point de presse. « Je maintiens mes principes du départ. Préserver l’intérêt des producteurs sans pénaliser les consommateurs finaux » a-t-il annoncé d’emblée. Un motif plu que légitime pour justifier l’arrêté ministériel fixant le « plafonnement des prix de vente et des marges bénéficiaires, d’un commun accord avec les importateurs, les grossistes, les détaillants et les Associations de défense des droits des consommateurs ».

Chemin faisant, Edgard Razafindravahy estime « que, d’une manière générale, cette approche nous a permis de trouver un point de stabilisation des prix des produits de première nécessité. Les séquelles laissées par la crise sanitaire, le passage des cyclones successifs, la guerre persistance en Ukraine, et bien d’autres aléas sur l’échelle mondiale, ont fait craindre une hausse des prix sur les Produits de première nécessité, PPN. C’était prévisible et inéluctable. Mais nous avons pris des mesures et proposé des réponses adéquates à ces difficultés. Je constate que les prix des PPN se trouvent maintenant sur un point d’équilibre » .

Pour le riz local, et toujours dans ce souci de considérer les conditions dans les quelles vivent les paysans , Edgard Razafindravahy a rappelé que « le coût de revient du paddy de la production locale se situe dans la fourchette de 1 200 à 1 400 ariary. Par conséquent le kilo du riz aux consommateurs devrait être, au moins, de 2 000 ariary. Pour le riz importé, ce prix devrait être, par contre, au plus de 2 200 ariary. Les vingt navires annoncés par le président de la République, Andry Rajoelina, ont tous accosté dans le port de Toamasina. Nous avons eu même des embouteillages pour ces livraisons à cause de la guerre en Ukraine ayant retardé ces arrivées. Mais, il est déjà temps de constituer des stocks et des réserves pour la saison de pluies à venir. Des envois pour Toliara et pour Tolagnaro s’organisent dès maintenant. Anticiper c’est aussi notre vision »

Décrues importantes

Ayant un œil vigilant sur les cours du marché mondial de ce dont nous avons besoin, Edgard Razafindravahy a révélé de décrue importante en troi ou quatre moi . « La tonne métrique de l’huile de palme a baissé de 1 780 à 1 000 dollars, par la reprise des exportations indonésiennes. Ainsi le bidon de vingt litres à diminuer de 20 000 ariary, soit 8 250 ariary le litre aux détaillants. Les prix de la tonne de la farine, par les départs des navires sous pavillon turque, du port d’Odessa en Ukraine, sont passés de 580 à 500 dollars. Par voie de conséquence, sur le marché local le sac revient entre 135 000 et 140 000 ariary. La tonne du sucre de 560 à 545 dollars par la détente des cours du baril du pétrole. Nous avons aussi approvisionné par sac de nombreuses épiceries pour éviter une éventuelle envolée du prix au kilo du sucre. Les unités industrielles de Mahatalaky à Tolagnaro et Antanamifafy à Mahajanga sont déjà fonctionnelles dans le cadre des pépinières industrielles que nous avons développées sous l’égide du programme « One district one factory » initié par le président de la république Andry Rajoelina. Le kilo du sucre ne devrait pas dépasser les 4000 ariary ».

Ceci étant, le MICC respecte les dogmes du libéralisme du marché. Mai veille aux grain pour ce qui et des importations du riz blanc.

Les prix du gaz maintenus

Une autre bonne nouvelle annoncée par Edgard Razafindravahy. Le maintien des prix du gaz butane à leur niveau actuel jusuqu’à la fin de l’année. Ce, après la hausse graduelle sous forme de lissage comme il a été convenu avec les distributeurs depuis le début de l’année.

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