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Faits divers

Catéchiste décapité – La tête du défunt sert de sacrifice

La gendarmerie du Menabe fait actuellement face à une insécurité alarmante.

La tête d’un catéchiste luthérien décapité à Belo-sur-Tsiribihina aurait été offerte à une divinité pour gagner du mercure. Cinq suspects ont tous été jetés en prison, hier.

CONSÉQUENCE dramatique de l’inculture et de l’escroquerie tout confondu. La tête de François Soja, catéchiste de l’église luthérienne d’Andranofoty, à Belo-sur-Tsiribihina, reste jusqu’à présent introuvable. Elle aurait servi d’un sacrifice, selon les informations tirées de l’enquête de la gendarmerie nationale.

Une rumeur était parvenue aux oreilles des insatiables rapaces. Du mercure serait localisé dans un bled, mais retiré à l’ombre, sous la haute protection d’une déité. Il aurait besoin d’un organe comme offrande, de préférence une tête humaine, pour celui qui voulait l’avoir. Dévorés par l’avidité, certains sont allés jusqu’à commettre un meurtre odieux dont la victime a été le prêcheur. Mais jusqu’ici, on n’a jamais trouvé le métal précieux.

Les gendarmes ont dû attendre quelques jours après le crime pour pouvoir opérer l’arrestation. Un affrontement tribal a failli éclater, du fait que le défunt appartenait à un clan très sensible.

Cinq hommes se sont faits cueillir l’un après l’autre. Ils ont été soupçonnés d’être les auteurs principaux et complices de l’acte.

Interventions

Ils sont tous placés sous mandat de dépôt, hier. Parmi eux, figurent le propre collègue du catéchiste qu’est le président de leur église locale, et un sorcier venant de Mahabo.

La gendarmerie a dénoncé les agissements de toutes sortes d’intervenants depuis Morondava qui ont essayé de lui faire pression pour libérer les captifs retenus en garde à vue. « Ils nous ont appelés et se sont entremis dans l’affaire. Nous n’avons jamais cédé, même s’ils ont insisté et prévenu qu’ils connaissent quelqu’un au tribunal. Nous avons fait tout pour traduire les suspects au parquet. Vraiment, les interventions pleuvaient », révèle un officier de police judiciaire.

L’ordre public est plutôt calme à Belo-sur-Tsiribihina. Des pratiques coutumières ont été procédées d’ailleurs pour gérer la situation. La famille et le fokonolona espèrent encore retrouver la tête arrachée.

Le catéchiste a été tué de sang-froid sur un raccourci menant à son village, le samedi 20 août. Il avait perdu son sac et son portable.

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