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Macro-économie – Un taux de croissance de 8% en 2023

La ministre de l’Économie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.

Difficile de faire mieux avec la gestion délicate de la crise sanitaire. Le taux de croissance de l’économie n’atteindrait les 8% qu’en 2023.

Le coronavirus a tout chamboulé. Même pour cette année où l’amorce de la reprise des activités économiques a été ressentie, la venue de la deuxième vague au premier trimestre a contraint les autorités à réactiver le mécanisme du confinement. Même partielles et intermittentes, les mesures qui en découlaient frappant des grandes agglomérations du pays comme la capitale ou les villes d’An­tsirabe et de Fiana­rantsoa, ont eu des conséquences négatives sur les évolutions positives attendues.

La « Revue de milieu d’année », au premier semestre, une publication du ministère de l’Économie et des finances, MEF, a mis en évidence des faits incontestables des réalités économiques et financières.

« Pour faire face à la seconde vague de la pandémie de COVID-19 qui a débuté vers la fin du premier trimestre, le Gouvernement a dû rétablir l’état d’urgence sanitaire. Les mesures de restrictions appliquées (dont le confinement total durant le weekend dans les régions touchées) ont pesé sur l’économie malagasy qui était pourtant dans une phase de reprise après le choc subi lors de la première vague de la pandémie en 2020 » en guise de préambule. Puis le cadrage chiffré.

« Avec le nouveau déclin des activités économiques causé par la Covid-19, une révision à la baisse de la croissance de l’ordre de 0,3 point de pourcentage a été une fois de plus nécessaire pour cette année. Pour le premier semestre, le secteur réel a été marqué par : le recul de la consommation d’électricité des branches économiques durant le premier semestre, démontrant l’effet contractif des mesures de restrictions. À fin mai 2021, la consommation d’électricité des branches économiques est en baisse de -22,4% comparée à la même période (janvier – mai) en 2020. La baisse est plus prononcée pour le secteur secondaire (-34,2% à fin mai 2021) dont les activités ont été perturbées par les mesures de confinement total durant les weekends. Une probable accélération de la dynamique des importations d’intrants de production. Suivant les données de la Douane, les importations en valeur des intrants nécessaires à la production ont augmenté au premier semestre 2021 si l’on compare à la même période de l’année précédente (Energie +30%, matières premières +20%, équipements +7%). Dans la mesure où ils constituent la base dans le processus de production, la hausse de la demande pour ces produits signale une reprise de l’activité économique ».

Reprise des exportations

Quelques satisfactions tout de même. Comme la résilience des produits de rente. « Les exportations des produits de rente de base (Café, Vanille, Girofle ou CAVAGI) affichent un bond de 9% par rapport au premier semestre de l’année 2020. Le commerce de produits halieutiques enregistre également un accroissement de 8% comparé à la même période de l’année antérieure ». Mais aussi quelques regrets.

« L’invasion acridienne dans la région Atsimo Andrefana durant le premier trimestre et la sécheresse dans le Grand Sud ont eu des répercussions sur la production agricole. L’indis­ponibilité de données complètes et fiables ne permet pas une analyse précise des impacts de ces phénomènes ».

Avec la reprise de l’exploi­tation d’Ambatovy le 23 mars et l’augmentation de la deman­de mondiale, les exportations en produits minéraux ont repris durant les six premiers mois de l’année. 7 936 tonnes de nickel ont été exportées durant le deuxième trimestre. Cette performance est en recul de 3% (une baisse de 37,4 mill­iards d’Ariary), comparée au premier semestre de l’année précédente.

« Le commerce de produits textiles affiche une hausse de 17% en valeur par rapport au premier semestre de l’année 2020 ».

« Durant le premier trimestre, 7 493 touristes sont arrivés à Nosy-Be, soit 25% de plus qu’au dernier trimestre de 2020. Les recettes touristiques durant les trois premiers mois de l’année 2021 se sont ainsi chiffrées à 39,8 milliards d’ariary (10,6 mil­lions USD). Néanmoins, les estimations basées sur les données provenant de la Banky Foiben’i Mada­gasikara mon­trent un repli de -44,9% des recettes touristiques durant le premier semestre par rapport à la même période en 2020. La deuxième vague de la pandémie de Covid-19 survenue vers la fin du premier trimestre 2021 a ainsi pesé sur la reprise des activités du Tourisme ».

Une légère amélioration sur le front de l’emploi. Durant le premier semestre 2020, la pandémie de Covid-19 a entraîné la fermeture temporaire ou définitive de 32% des entreprises à Mada­gascar. Ainsi, les entreprises ont en moyenne perdu 13% de leurs employés permanents entre janvier et juin 2020. Les entreprises les plus touchées sont celles œuvrant dans le transport, le stockage, la restauration et l’hôtellerie, et les industries de loisirs. L’enquête de l’INSTAT, couvrant la période décembre 2020 – février 2021, a toutefois montré une légère amélioration. En effet, seules 10% des entreprises ont été fermées temporairement ou définitivement.

En conclusion de ce qui précède. « Réalisations et perspectives pour le second semestre. Compte tenu de la conjoncture existante qui a causé le déclin des activités économiques, la croissance a dû être révisée pour cette année. Cependant, la prévision s’est nettement améliorée à moyen terme atteignant 8% en 2023, si celle-ci a été estimée à 7% lors de la LFI 2021, grâce à l’espoir qu’apportent les différents vaccins mis en circulation ».

2 commentaires

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  • Tous ces indicateurs économiques ne plaident pas en faveur d’un taux de croissance soutenu à court terme . La nouvelle ministre des finances qui a eu l’habitude de faire évoluer ses atomes crochus avec Marc Ravalomanana , se verse déjà dans des pratiques politiques politiciennes en évoquant des paramètres économiques à l’aube des présidentielles . On verra bien les projections de la banque mondiale et du FMI mais ce qui est sûr les Malgaches vivent avec moins de 2 dollars par jour et que l’IDH indice de développement humain atteint péniblement 0,52 ce qui place le pays au 164e rang sur 184 pays . Il n’y a rien qui prédit à ce jour que la crise sanitaire est derrière nous surtout avec cette campagne de vaccination non seulement tardive mais poussive pour pouvoir espérer un retour à la vie normale . Le tourisme ne décollera jamais avec cette valse hésitation du pouvoir à relancer efficacement e secteur . Le PEM qui n’est pas encore soumis aux débats parlementaires , est un grain de sable au redressement économique . De toute façon il ne faudrait pas s’attendre à une croissance économique efficiente avec certains  » velirano ‘ » loin de vrais investissements créateurs de richesses et d’emplois . Il ne faut pas rêver car seul un plan de relance financier axé vers tous les secteurs vitaux de l’économie sera la clé de la sortie de cette récession postcovid . L’IDA20 de la banque mondiale n’est qu’une goutte d’eau …