Culture

Institut Français de Madagascar : Andriaina et Tooln réjouissent le public

Jeunes en quête d’innovation, ils prônent un engagement envers l’art à travers la musique urbaine. Andriaina et le groupe Tooln surprennent par leur audace et leurs talents.

Audacieux et confiant, il faut l’être quand on veut percer dans la musique, d’autant plus si l’on souhaite se démarquer du lot et du standard habituel auxquels est habitué le public. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux groupes à l’affiche du concert « Lapihazo » qui s’est tenu sur la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) Analakely samedi, on t brillamment su refléter ces deux qualités.

Conquérant la scène comme de vrais professionnels, ils ne se sont pas laissé intimider à l’idée de jouer en ces lieux, là où avant eux, chanteurs, groupes et artistes de renom ont déjà enivré toutes les générations. Andriaina et Tooln, deux groupes qui illustrent une jeunesse fougueuse et dégourdie se sont découverts, pour l’occasion. Entre le genre « New soul » et r’n’b, avec un zeste de blues d’un côté et du hip hop de l’autre, les deux groupes se relayent sur la scène de l’IFM pour un jeune public d’inconditionnels venu joui r de leu r musique. C’est Tooln qui ouvre le bal, enchainant des morceaux énergiques et tonitruants sur un ton engagé qui rappellent aux plus anciens d’entre nous la hargne du groupe français Sniper d’antan, mais avec plus de sonorités « Trap américain ». Tout en douceur , Andriaina poursuit, armé de sa guitare. Apparemment très attendu par le public présent, le jeune homme affiche d’entrée bonne humeur et assurance afin de mieux les satisfaire.

Passionné et prometteur

Très à l’aise, il se plait continuellement à interagir avec son audience du jour, tout en étant taquin même. On sent bien qu’il s’amuse, une fois sur scène. Il a récemment sorti son premier album intitulé « Seven » avec son camarade The Niconni, un autre jeune avec qui il collabore.

Andriaina captive à travers ses compositions, notamment avec le titre « Memories» avec lequel il met le public à contribution pour chanter avec lui. Le jeune homme fait preuve d’une bonne maîtrise de sa voix pour partager ses émotions dans cette chanson qui évoque essentiellement l’amour. On sent chez lui les influences d’un Mickael Jackson à ses débuts, mais aussi un peu d’Usher, des chanteurs américains qu’il affectionne.

Andriaina excelle également en chantant dans la langue de Shakespeare qu’il se plait à conjuguer avec sa langue maternelle, pour mieux illustrer sa « Musique hybride» comme il le décrit. Sa chanson « Malagasy Dream » représente parfaitement cela. Du malgache à l’anglais, il nous chante d’une manière poétique son affection pour son pays. Prenant les allures d’un bœuf musical, c’est sur le morceau « Promesse oubliée» que Tooln et Andriaina terminent ce « Lapihazo », invitant les mélomanes à soutenir activement les jeunes comme eux.