Madagascar intéresse de plus en plus les touristes et hommes d'affaires japonais. La maîtrise de leur langue ouvre la porte à des débouchés. La maîtrise de la langue japonaise est une nouvelle opportunité à saisir pour les jeunes malgaches afin d intégrer le monde du travail. « D'une part, pas mal de touristes japonais qui ont toujours besoin de guide, viennent à Madagascar. D'autre part, il y a de plus en plus de présence d'hommes d'affaires ici », indique l'ambassadeur du Japon à Madagascar, Ichiro Ogasawara. Solofoniaina Ambinintsoa Rakotomanana, enseignant de l'université d'Antananarivo, indique par ailleurs que l'enseignement est aussi un débouché possible. Et avec la coopération nippo-malgache ascendante, beaucoup d'opérations seraient en cours. C'était à la résidence du Japon à Ivandry, hier, dans le cadre de la clôture de la 5e conférence sur la promotion de la langue japonaise en Afrique de l'Est. Il y aurait quatre mille Japonais qui viennent ici chaque année pour visiter la Grande île. L'allée des Baobab figure en la tête de liste de leur destination. Et selon l'ambassadeur du Japon, leur séjour ici est assez long, par rapport à leur séjour dans d'autres pays. Ils resteraient une semaine, voire deux, chez nous. « Ils capitalisent le long voyage effectué à Madagascar », poursuit-il. Malheureusement, il n'y aurait que quinze Malgaches maîtrisant cette langue qui seraient dans le domaine du guide touristique alors qu'ils préfèreraient un guide qui puisse parler japonais. Enseignement de la langue Concernant les hommes d'affaires, il n'y a pas de chiffres, mais une montée très accélérée de la visite des hommes d'affaires japonais est constatée par l'ambassade du Japon. Les domaines du commerce et de l'investissement les intéresseraient particulièrement. On compterait mille cinq cents apprenants de la langue japonaise à Madagascar, actuellement. Elle est enseignée à l'université d'Antananarivo depuis 1992. Depuis deux ans, le parcours anglais-japonais a été ouvert pour sa promotion. Des instituts privés enseignent, également, cette langue, moyennant un certificat à la fin de la formation. « C'est facile d'apprendre la langue japonaise. Dans la conjugaison par exemple, on n'utilise que le passé, le présent et le futur », explique Tsiorimanana Rabezanahary, un étudiant en première année qui ambitionne de poursuivre ses études au pays du Soleil Levant. Pour les étudiants, le fait de ne pas pouvoir discuter en japonais, faute d'interlocuteur, reste toutefois un blocage dans sa maîtrise. Les enseignants de la langue japonaise en Afrique de l'Est ont donc décidé, pendant cette conférence, de leur donner des opportunités d'ouverture, en les conviant à des conférences internationales, par exemple. Miangaly Ralitera
Madagascar intéresse de plus en plus les touristes et hommes d'affaires japonais. La maîtrise de leur langue ouvre la porte à des débouchés. La maîtrise de la langue japonaise est une nouvelle opportunité à saisir pour les jeunes malgaches afin d intégrer le monde du travail. « D'une part, pas mal de touristes japonais qui ont toujours besoin de guide, viennent à Madagascar. D'autre part, il y a de plus en plus de présence d'hommes d'affaires ici », indique l'ambassadeur du Japon à Madagascar, Ichiro Ogasawara. Solofoniaina Ambinintsoa Rakotomanana, enseignant de l'université d'Antananarivo, indique par ailleurs que l'enseignement est aussi un débouché possible. Et avec la coopération nippo-malgache ascendante, beaucoup d'opérations seraient en cours. C'était à la résidence du Japon à Ivandry, hier, dans le cadre de la clôture de la 5e conférence sur la promotion de la langue japonaise en Afrique de l'Est. Il y aurait quatre mille Japonais qui viennent ici chaque année pour visiter la Grande île. L'allée des Baobab figure en la tête de liste de leur destination. Et selon l'ambassadeur du Japon, leur séjour ici est assez long, par rapport à leur séjour dans d'autres pays. Ils resteraient une semaine, voire deux, chez nous. « Ils capitalisent le long voyage effectué à Madagascar », poursuit-il. Malheureusement, il n'y aurait que quinze Malgaches maîtrisant cette langue qui seraient dans le domaine du guide touristique alors qu'ils préfèreraient un guide qui puisse parler japonais. Enseignement de la langue Concernant les hommes d'affaires, il n'y a pas de chiffres, mais une montée très accélérée de la visite des hommes d'affaires japonais est constatée par l'ambassade du Japon. Les domaines du commerce et de l'investissement les intéresseraient particulièrement. On compterait mille cinq cents apprenants de la langue japonaise à Madagascar, actuellement. Elle est enseignée à l'université d'Antananarivo depuis 1992. Depuis deux ans, le parcours anglais-japonais a été ouvert pour sa promotion. Des instituts privés enseignent, également, cette langue, moyennant un certificat à la fin de la formation. « C'est facile d'apprendre la langue japonaise. Dans la conjugaison par exemple, on n'utilise que le passé, le présent et le futur », explique Tsiorimanana Rabezanahary, un étudiant en première année qui ambitionne de poursuivre ses études au pays du Soleil Levant. Pour les étudiants, le fait de ne pas pouvoir discuter en japonais, faute d'interlocuteur, reste toutefois un blocage dans sa maîtrise. Les enseignants de la langue japonaise en Afrique de l'Est ont donc décidé, pendant cette conférence, de leur donner des opportunités d'ouverture, en les conviant à des conférences internationales, par exemple. Miangaly Ralitera