PRÉPARATION - Les fédérations tirent la sonnette d’alarme


À l’approche de la cérémonie d’ouverture de la XIe édition des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) 2023 qui aura lieu à Madagascar du 25 août au 3 septembre, seize fédérations sportives qui prendront part y ont tenu une réunion d’urgence le 7 août au stade Barea Mahamasina et signé une note. Les représentants de chaque fédération par cette note ont dénoncé les anomalies constatées qui entraînent des blocages durant le regroupement des athlètes en préparation de ce grand évènement à Madagascar. « Le blocage vient de la coordination générale, une entité qui ne figure pas dans l’organigramme du Comité d’organisation des Jeux des îles (COJI). Cette coordination générale devrait agir comme facilitateur du COJI et non un blocage », selon la note.

Dernier rappel

Les athlètes sont les plus touchés et sont les victimes des longues procédures qu’il faut suivre car même obtenir un savon pour se doucher ou des papiers toilettes constituent un parcours du combattant. À quinze jours du début des jeux, les fédérations sportives alertent les premiers responsables pour trouver des solutions dans l’immédiat car des problèmes au niveau de l’hébergement, de la restauration, des médicaments, les matériels d’entraînements et de compétitions cumulent sans solution. Les fédérations sportives lancent donc un dernier rappel car sans solution avant le 10 août, elles seront obligées de libérer les athlètes car c’est invivable selon toujours la note. Joint par téléphone, Marcel Rakotomalala, président de Malagasy Rugby a expliqué que « cette note n’a rien à voir avec des fins politiques. Nous tirons la sonnette d’alarme pour que des solutions soient trouvées car c’est l’honneur de Madagascar qui est en jeu. Pour ma part, j’ose dire que cette note est une sorte de lavage de linge sale entre les fédérations, le COJI, le ministère de la Jeunesse et des sports (MJS) et tous ceux qui sont dans l’organisation des JIOI. Cette note ne devrait pas sortir et être connue du public mais il y a des traitres parmi ceux qui ont été présents le 7 août dernier ». Nous avons sollicité des explications auprès du COJI mais personne ne nous a répondu.
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