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Dialogue politique – La stabilité incontournable pour le développement

Le président de la République lors de son discours, hier.

Une forte équipe de l’Exécutif a fait face à la délégation de l’UE durant le dialogue politique et de partenariat, hier. Dès l’entame, l’accent sur les enjeux de la stabilité à près d’un an de la présidentielle.

«Madagascar n’est pas un pays en crise». Un point souligné par Andry Rajoelina, président de la République, à l’entame de son allocution d’ouverture du dixième dialogue politique et de partenariat avec la délégation de l’Union européenne (UE), hier, au palais d’État d’Iavoloha. Des mots pour rassurer les interlocuteurs européens de l’Exécutif sur la conjoncture politique dans le pays.

À l’entame de cette dixième manche du face-à-face entre l’Exécutif et les diplomates des pays membres de l’UE, la quatrième depuis le début du mandat du président Rajoelina, «la stabilité», a été sur toutes les lèvres. Le contexte politique à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle l’impose, visiblement. D’entrée donc, le locataire d’Iavoloha a, vraisemblablement, voulu mettre les choses au clair. Bien que Madagascar fait les frais de la crise économique mondiale, il affirme sans ambages que Madagascar est un pays politiquement stable.

Seulement, cette stabilité est à renforcer et à pérenniser pour que la Grande île puisse résister aux déferlantes de la crise économique mondiale. Le Chef de l’État a fait une brève rétrospective des faits depuis le dernier dialogue politique, en novembre 2021. Il déplore qu’à peine la deuxième vague de la pandémie de la Covid-19 maîtrisée, d’autres fléaux que sont les cyclones, la sécheresse dans le Sud et maintenant la guerre en Ukraine avec ses conséquences inflationnistes frappent le pays.

«Tout cela a mis à rude épreuve la résilience de tout un chacun», concède Andry Rajoelina. Le Président soutient ainsi, «Madagascar a besoin de stabilité pour avancer sereinement, pour se relever du choc des récentes crises que je viens de citer». Face à ses interlocuteurs européens, il lance, également, «c’est uniquement en privilégiant un climat social apaisé et solidaire que nous pourrons libérer le plein potentiel de Madagascar et le conduire vers la prospérité».

La prochaine élection présidentielle est dans toutes les têtes. Elle a été un des décors en toile de fond de la réunion d’hier et a même été en tête d’affiche.

Une confirmation de vive voix

Après un florilège sur les relations internationales et régionales de la Grande île, en entrée en matière, Justin Tokely, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, a fait le point sur les préparatifs des élections.

«Les questions politiques, évidemment sont importantes, il y a les élections qui approchent et qui doivent être un facteur de stabilité à l’intérieur du pays et donc il faire tout ce qu’on pourra pour que tout se passe bien», déclare pour sa part Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de la délégation de l’Union européenne. Contrairement à son discours en introduction du dialogue politique de novembre 2021, le diplomate n’a toutefois pas été plus parlant au sujet de la prochaine présidentielle.

De prime abord, l’UE a attendu les échanges à huis-clos pour discuter de manière franche sur cette question épineuse. D’autant plus que l’année dernière, le terme «égalité des candidats», utilisé par l’ambassadeur Di Girolamo, a causé un malaise vis-à-vis de l’État. Ce point a même amené à une modification du communiqué de presse conjoint du face-à-face de novembre 2021.

Hier, l’ambassadeur de la délégation de l’UE a néanmoins souligné que «les relations d’amitié entre l’Union européenne et Madagascar permettent un dialogue franc et ouvert». Au regard du scénario de l’ouverture du face-à-face d’hier, l’Exécutif a mis en avant ses arguments pour défendre que Madagascar est «un État de droit et un État démocratique». Une réplique de vive voix, également, à l’opposition qui vocifère quotidiennement le contraire, en prenant à témoin les partenaires internationaux. La phrase dite en attaque par le président de la République va dans ce sens, en toute vraisemblance.

Dire que «Madagascar n’est pas un pays en crise», est visiblement pour taire les exigences des opposants pour la tenue d’une concertation nationale. À la radio nationale, il y a une quinzaine de jours, justement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, mais aussi porte-parole du gouvernement, a soutenu qu’une concertation nationale qui découle sur un consensus politique «ne se fait que pour résoudre une crise et Madagascar n’est pas un pays en crise».

À Iavoloha, hier, Christian Ntsay, Premier ministre, est lui aussi monté au front pour défendre la ligne étatique. Une fois n’est pas coutume, le locataire de Mahazoarivo a été parmi les orateurs de la partie du dialogue politique et de partenariat avec l’UE, où la présence de la presse est autorisée. Le chef du gouvernement s’est employé à argumenter sur l’objectif de consolider la stabilité politique, le respect de la démocratie et des libertés individuelles, l’État de droit à Madagascar.

«C’est la première dans l’histoire de Madagascar qu’un changement à la tête du pouvoir s’est fait de façon réellement démocratique. Le président de la République a hérité de ce chantier et l’a consolidé. (…) Nous avons placé cette démocratie, cet Etat de droit au centre de la politique de développement du pays, puisqu’il est nécessaire d’avoir une gouvernance durable dans le pays», argue Christian Ntsay. Il confirme de vive voix face à la délégation de l’UE que l’élection présidentielle se tiendra bel et bien en 2023, «avec la participation de tous».

Sur sa lancée, le locataire de Mahazoarivo ajoute, «la confirmation par le gouvernement de la tenue de cette échéance importante pour le pays, justement, pour consolider cette démocratie à Madagascar qui reste chère pour le PRM, l’ensemble du gouvernement. Que c’est à travers cette démocratie consolidée que nous pouvons dire que l’État de droit existe dans le pays (….) afin que tous les changements démocratiques puissent être une chose qui anime et soit le socle de l’émergence de Madagascar».

2 commentaires

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  • La  » stabilité  » claironnée à bout de champ est un rhétorique malsain pour duper le petit monde et pour perdurer au pouvoir mais certainement l’union Européenne a une approche différente de la réalité existante . Ce pays est bien dirigé par un autocrate qui a l’obnubilation d’un règne sans partage et hypercentralisé . D’aucuns constatent bien un exercice de pouvoir mégalomane rien que l’idée fixe sur la conduite des affaires du pays comme un monarque et surtout avec cette couleur orange sur une partie des bâtiments et autres édifices publics  » inaugurés  » . On a même l’impression que la mythomanie dans le populisme devient une posture officielle rien que cette histoire de 85 dollars le baril de pétrole pour le pays bien que 4 conseils de ministres sont passés depuis mais que du feu !
    Les élections présidentielles ne seront qu’une formalité dans ce contexte pour mamimbahoaka dixit la gazette de la grande île . Mais nous serons toujours là pour rappeler le népotisme , les incompétences et la mauvaise gouvernance . Déjà les alibis à cause de la survenue de deux crises majeures sanitaires avec le COVID et militaires en Ukraine pour justifier la pauvreté grandissante de la population démontrent bien qu’on a un régime qui mérite le dégagisme !

  • de l’art de se foutre du peuple, môssieur prèz faut arrêter et penser à « votre » pays faites au moins preuve de dignité au moins une fois dans votre vie !!!