En réponse à des supputations et même à des accusations, la Jirama, avec des pièces à conviction, apporte des éclairages sur le recours au fuel lourd pour faire tourner ses centrales thermiques. L’idée a été évoquée et invoquée avec insistance. Pourquoi la Jirama n’utilise-t-elle pas du fuel lourd pour alléger ses dépenses financières dans l’achat de carburant auprès de ses fournisseurs, dont certains lui vendent après de l’électricité à un prix de revient excessif. Pour être revendue à ses abonnés à un prix d’achat en déca du coût de revient. En réponse à ces interrogations, la Jirama a bel et bien lancé un avis d’appel d’offres pour lui fournir du Heavy fuel oil, HFO. Ce qui est devenu un sujet polémique aujourd’hui. La Jirama donne sa version des faits des péripéties qui en découlaient, comme suit. « Suite un appel d’offres DG No 462/2020 de Jirama en date de 9 décembre 2020 pour le fuel oil, tous les distributeurs de produits pétroliers, y compris Madagascar Oil, étaient invités à répondre à cet appel d’offres. L’appel d’offres était indivisible pour un volume de 117 995 390 litres couvrant la période de décembre 2020 à juin 2021, sur les différents sites consommant du HFO 180 CST, une norme de viscosité, sur tout le territoire national. Madagascar Oil a soumis une offre moins disant que les autres distributeurs mais nous souhaitons rappeler les faits suivants.
- Ils ont soumis une offre pour livrer seulement 3 300 000 litres de produits alors que les besoins de la Jirama sont de l’ordre de 117 995 350 litres. Ainsi, Madagascar Oil ne pouvait livrer que 2.7% des besoins de Jirama.
- L’appel d’offres était pour la période de décembre 2020 à juin 2021 alors que Madagascar Oil ne pouvait livrer qu’à partir de mars à juin 2021. Aussi un sur les quatre moteurs pouvait être approvisionné, un moteur en mars et avril 2021 et deux moteurs de mai 2020 à juin 2021.
- Les soumissionnaires devaient prouver à la date de l’appel d’offre qu’ils ont le stock nécessaire et le schéma logistique nécessaire afin de garantir la livraison et afin de pallier toute rupture de produits.
- Ils ont soumis une offre qui pouvait subvenir à 2.7% du marché. Pire, ils ont choisi de ne livrer qu’à une centrale seulement, et encore 1 moteur sur les 4 de cette centrale.
- Ils n’ont pas respecté le calendrier de livraison. L’appel d’offres était pour livrer de décembre 2020 à juin 2020 alors qu’ils ont soumissionné pour livrer qu'à partir de mars 2021, et ce que pour un des moteurs sur les 4 de la Centrale Symbion uniquement. Accepter la seule offre de Madagascar Oil signifierait que toutes les cen trales à base de HFO auraient été mises à l’arrêt durant toute la période considérée.
- À la date de l’appel d’offres, ils n’avaient pas encore la logistique et le stock de sécurité en place. Conditions préalables pour tous les fournisseurs de carburants de Madagascar Oil. Même à ce jour ils n’ont pas encore mis en place leur système de logistique permettant les livraisons car selon nos informations, leurs camions sont toujours au port.