Economie

Loi de finances initiale 2020 : Une élaboration qui se veut inclusive

Réduire le manque à gagner et aller vite. Coup d’envoi de la conférence budgétaire régionale en vue de l’élaboration du Projet de Loi de Finances initiale 2020. Des élus de la région Analamanga, des représentants de la société civile et du secteur privé ainsi que des responsables des services déconcentrés des ministères ont assisté à cet évènement en soi, comme le signifie le ministre de l’Économie et des Finances, Richard Randriamandrato. « C’est une grande première », affirme-t-il. « Le budget de l’État étant constitué de l’argent du peuple à travers les impôts, il est normal que tout le monde soit impliqué dans son élaboration. »

Dans son sillage, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa, a promis de vrais débats durant la conférence qui va donc être dupliquée dans les autres régions. « L’idée est de profiter des idées de ceux qui vivent les réalités sur le terrain », lance-t-il, en ajoutant que chaque région a ses spécificités, ainsi l’allocation du budget ne sera pas la même pour deux régions différentes.

Soulignant l’importance de la concertation, Richard Randriamandrato a indiqué avoir pris note des recommandations de la société civile qui a émis son avis sur la Loi de Finances rectificative 2019 il y a quelques jours. Dans une conversation téléphonique la veille de la conférence, la secrétaire générale du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC), Hony Radert, a salué la tenue de ces conférences budgétaires régionales où justement la société civile est appelée à s’exprimer. Concernant la publication du CCOC en milieu de semaine, elle a indiqué que l’idée est d’apporter des recommandations en vue de l’élaboration du prochain projet de Loi de
Finances initiale.

Pour ce qui est des textes, le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé plusieurs réformes qui se veulent drastiques. Sans donner de détails, il a évoqué un changement de paradigme dans le but d’aller plus vite. Richard Randriamandrato a partagé la volonté du gouvernement d’alléger les procédures jugées trop lourdes en mettant en avant la confiance, par opposition aux contrôles dont certains seraient finalement superflus d’après lui.