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Prix du carburant – L’heure de vérité à Iavoloha

Baomiavotse Vahinala Raharinirina, directrice de cabinet du président de la République.

Les nouveaux prix du gasoil et de l’essence seront connus incessamment. Avant l’annonce fatidique, deux jours de consultations multi-acteurs se tiendront au palais d’État d’Iavoloha.

Décisives. Les consultations multiacteurs qui se tiendront au palais d’État d’Iavoloha, aujourd’hui et demain, le seront. Sauf changement, ces rendez-vous seront les dernières lignes droites avant l’annonce des nouveaux prix du gasoil et de l’essence. Une annonce qui se fera “bientôt”, selon B aomi avo tse Vahinala Raharinirina, directrice de cabinet du président de la République.

L’information a été donnée par Baomiavotse Vahinala Raharinirina lors d’une déclaration à la presse, hier. “Des consultations sont en cours. Il y en aura encore demain et dimanche”, déclare-t-elle aux micros de quelques journalistes. Elle confirme que c’est le Chef de l’État, en personne, qui mène les négociations sur les nouveaux prix à appliquer à la pompe. Et ce sera encore le cas durant ce week-end à Iavoloha. “Les négociations sont rudes”, confie, du reste, la directrice de cabinet du président Andry Rajoelina.

À entendre Baomiavotse Vahinala Raharinirina, il s’agit de négocier avec les pétroliers, mais aussi avec les partenaires internationaux que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Ces derniers, qui recommandent une libéralisation des prix du carburant, tendent notamment vers la vérité des prix. “Convaincre les partenaires internationaux que l’économie malgache ne supportera pas une libéralisation des prix n’est pas aisée, mais l’État se doit de défendre l’intérêt de la population”, ajoute la directrice de cabinet.

Mesures d’accompagnement

Le fait que le prix du carburant doit être révisé à la hausse n’est plus à discuter. Seulement, à entendre Baomiavotse Vahinala Raharinirina, l’État ne compte pas jouer la carte de la libéralisation des prix. “Nous devons être francs et dire la vérité à la population. La hausse est inévitable. (…) La hausse appliquée doit, toutefois, être conforme au pouvoir d’achat de la population”, ajoute-t-elle. À s’en tenir à la déclaration à la presse faite par la directrice de cabinet du Chef de l’État, l’option de la subvention pour éviter une hausse brutale des prix à la pompe n’est pas écartée. “La subvention est inacceptable dans un état d’esprit libéral. Mais nous nous battons pour convaincre qu’en l’état actuel des choses, c’est une solution pour atténuer le choc social de la hausse”, explique-t-elle.

Baomiavotse Vahinala Raharinirina ne précise, cependant, pas si cette subvention sera destinée aux pétroliers, ou à d’autres acteurs. Elle pourrait être allouée aux ménages. “Les réflexions sur les mesures d’accompagnement de la hausse, particulièrement, pour les ménages les plus vulnérables sont la raison pour laquelle les nouveaux prix du carburant ne sont pas encore publiés”, indique la directrice de cabinet du locataire d’Iavoloha. Des opérateurs, comme ceux dans le secteur du transport attendent, également, une compensation.

Les transporteurs pourraient, justement, faire partie des consultations multi-acteurs de ce week-end. Il pourrait s’agir de connaître leur avis sur la hausse idoine à appliquer et le montant d’une éventuelle subvention afin de ne pas faire exploser les coûts des tickets de Taxibe, ou de transport de marchandise. Baomiavotse Vahinala Raharinirina ajoute que l’État cogite, aussi, sur des solutions à court, moyen et long termes pour ne plus être pris en otage par la fluctuation des prix du carburant sur le marché mondial.

À court terme, selon la directrice de cabinet du Président Rajoelina, Madagascar prospecte pour trouver où acheter du carburant au meilleur prix. À moyen et long termes, l’objectif est de réduire les besoins en énergie fossile, surtout pour l’approvisionnement en électricité. Il s’agit donc de miser sur les énergies renouvelables. En attendant, l’État songe sérieusement à l’utilisation de l’huile lourde de Tsimiroro pour alimenter les groupes thermiques de la Jirama, gros consommateurs de carburant.

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