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Campagne vanille verte – L’État avance contre vents et marées

Le ministre Razafindravahy et le Secrétaire d’État Serge Gellé ont suivi hier le déroulement des opérations.

La campagne de la vanille verte a débuté le 7 juillet dans la Sava. Des membres du gouvernement ont suivi le déroulement des opérations sur place.

Un marathon. Lundi, il dirigeait la toute première réu­nion internationale sur la vanille avec les acheteurs étrangers à Paris. Jeudi, il devait assister à l’ouverture de la campagne de vanille verte à Sava mais il a été retardé par un vol. Mais sitôt rentré, il a pris l’avion hier pour rejoindre la Sava et voir sur place le déroulement des opérations. Le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy n’a pas eu le temps de souffler. Mais l’engagement pris par l’État pour remettre la vanille à sa place initiale en vaut la peine. C’est donc avec trois autres membres du gouverne­ment dont le secrétaire d’État à la gendarmerie, Serge Gelle, qu’il a effectué le déplacement. Il est évident, les députés élus dans la Sava et le sénateur Eric Besoa, ont été également de l’expédition.

C’est dire la détermination de l’État, affichée d’ail­leurs par le président de la République, pour gagner l’enjeu de la vanille, un des produits pourvoyeurs de devises. Rien que cette année, avec plus de 2500 tonnes de vanille exportées, l’État pourrait engranger 600 millions de dollars. Soit plus que le montant du budget d’un projet financé par les bailleurs de fonds. On comprend donc mieux pourquoi l’État veut mettre de l’ordre dans ce secteur et clarifier la règle du jeu surtout après une période trouble où le prix de la vanille a complètement dégringolé faute d’une organisation et de structure. Tout le monde faisait ce qui lui plaît quitte à brader la vanille dont le prix était descendu a 10.000 ariary le kilo pour la vanille verte après avoir atteint 200 000 ariary. Les planteurs sont les principales victimes dans ce commerce inéquitable puis l’État puisque la vanille n’apportait plus rien à sa caisse. Et il est bien évident que cette situation a profité à une minorité qui achète aux planteurs à vil prix pour revendre sur le marché international.

Marche en avant

C’est pour éviter que les planteurs ne vivent plus pareil cauchemar que l’État, en concertation avec les acheteurs de la vanille, a décidé de fixer des prix planchers et de veiller à son application. « Le prix minimal de la vanille verte à Madagascar est de 75000 ariary. C’est une loi et nous sommes tous tenus de la respecter ». a tenu à rappe­ler le ministre Edgard Razafindravahy hier à Manakana, petit fokontany de la commune d’Ambo­diam­pana, à une soixantaine de kilomètres de Sambava. Le secrétaire d’´État à la gendarmerie, Serge Gellé, a con­forté les propos du ministre Razafindravahy en promettant une protection des plantations et des récoltes ainsi que le contrôle du respect des prix planchers par les commerçants. C’est d’autant plus nécessaire que la vanille est d’une qualité exceptionnelle cette année. Le prix à 75.000 ariary est au final un cadeau. Voilà pourquoi des collecteurs sont prêts à acheter toute la production de cette campagne.

Par ailleurs une quarantaine agents du Micc resteront sur place durant toute la campagne pour surveiller l’application des prix.

L’État continue sa marche en avant inexorable dans le redressement de la vanille. L’objectif est de pouvoir produire et exporter le maximum de vanille à un bon prix. La machine est lancée maintenant. Mais l’État n’est pas exportateur et ne fait que régulariser le secteur.

« Le marché est totalement libre. Tous les opérateurs peuvent œuvrer dans le secteur vanille pourvu qu’ils respectent la loi. Il n’y a pas l’ombre d’un monopole » a souligné le ministre Razafindravahy. Comme on le constate, le redressement de la vanille ne fait pas que des heureux.

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  • Et oui l’état n’est pas exportateur et le puissant oligarque mafieux du pouvoir aura toujours la main basse tentaculaire dans ce secteur juteux !