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Aires protégées – L’appui aux communautés environnantes prioritaire

Le parc national Ankarafantsika souvent victime de squatters.

La préservation de la biodiversité va de pair avec la considération des communautés riveraines des aires protégées.

L’intégration des besoins des communautés en amont du plan de conservation semble bien être un élément essentiel pour la préservation de la biodiversité. C’est ce qui est ressorti de la recommandation du livre blanc sur l’étude «nos aires protégées sont vitales pour notre développement». L’étude a été diligentée par la fondation pour les Aires protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM) et Madagascar National Parks (MNP). Elle se focalise sur la contribution économique des aires protégées de Madagascar à travers six cas (Ankarafan­tsika, Mahavavy- Kinkony,Antrema, Rano­ma­fana, Mantadia et Makira). Parmi les recommandations émises dans le cadre de l’étude, la mise en place d’un cadre de gestion environnementale et locale dans les aires protégées. Il s’agit principalement, selon l’étude, de doter les aires protégées d’un système de gestion environnementale et sociale aux normes pour garantir que les activités de conservation ne nuisent pas ou compensent les pertes subies par les communautés locales. Dans les cas étudiés, une insuffisance des revenus reçus par les aires protégées est palpable. Ce qui doit être un mécanisme d’appui aux communautés environnantes des aires protégées. L’étude indique que la redistribution équitable des coûts et bénéfices de la conservation est primordiale pour obtenir l’adhésion des communautés aux mécanismes de conservation. Pour ce faire, les recommandations indiquent que la motivation financière de ces communautés dans la protection des aires protégées est primordiale. Les communautés vivant à proximité des aires protégées doivent ainsi profiter des secteurs d’écotourisme, énergie, pêche, agriculture, éducation et santé publique.

Gestion

Afin de réduire les pressions sur les services écosystémiques. Le renforcement des communautés environnantes. Dans le cadre de l’étude il a été relevé que les communautés doivent avoir la capacité de gérer les aires protégées. En effet, en tant que bénéficiaires directes de la proximité des aires protégées, l’autonomisation et l’engagement des communautés locales dans leur gestion constituent un pas vers la bonne gouvernance des aires protégées. À ce jour, les aires protégées du SAPM sont gérées avec les membres du VOI (Vondron’olona ifotony). D’autres réserves (LMMA, réserve communautaires) sont gérées de manière exclusive par des communautés, mais celles-ci peinent à trouver un soutien technique et financier adéquat pour garantir l’efficacité de leur gestion.

Parallèlement, l’intégration du secteur privé dans l’appui aux communautés riveraines a été soulevée. Il s’agit d’assurer la pérennité des projets de conservation. Afin de viabiliser le business model, les partenariats avec le secteur privé sont parmi les solutions avancées.

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