Politique

Sécurité maritime – Une politique nationale en gestation

Christian Ntsay veut mettre en place une stratégie pérenne et efficace pour le renforcement de la sécurité maritime à Madagascar.

La mer de Madagascar est le théâtre de trafics en tout genre. Une stratégie fiable et efficace est de rigueur pour le renforcement de l’espace maritime.  

Immigration clandestine, pêche illicite, exportation de bois précieux, trafic de drogue, la liste en est longue dès qu’il s’agit d’insécurité en mer. Afin de pallier à ce problème, Christian Ntsay, Premier ministre avec les ministères en charge de la Sécurité a tenu une réunion, à Mahazo­arivo, hier, dont l’objectif étant la mise en place d’une stratégie pérenne et efficace pour le renforcement de la sécurité maritime à Mada­gascar. « Certaines de nos richesses situées dans les zones littorales ont été exploitées illicitement par des inconnus ou des groupes de personnes, ce qui a eu des répercussions négatives assez lourdes pour l’économie du pays », constate-t-il. Les pertes ont été évaluées à 500 millions de dollars par an.Pour cela, une politique nationale pour la sécurité maritime sera élaborée. Il s’agit de mettre en place une stratégie intégrée avec la concertation de tous les acteurs concernés Actuellement, les Forces navales de Madagascar sont sous équipées. Les patrouil­leurs Tselatra, Malaky et Ankio, offerts par la Chine et le gouvernement américain ne suffisent pas pour surveiller les 5000 km de côtes.

Innovations
Ainsi, les trafiquants en tout genre agissent à leur guise. « Pour un développement tangible, le gouvernement a décidé de mettre en place un nouveau concept de mutualisation des ressources et une nouvelle coordination des actions à entreprendre qui feront l’objet d’une autre concertation interministérielle », annonce le Premier ministre. Et de poursuivre que les moyens de surveillance, tant humains que matériels seront centralisés pour aboutir à des résultats d’efficience.
Pour cela, il a rappelé l’importance de la mutualisation et de la collaboration entre tous les éléments des forces de l’ordre, voire les institutions telles que la Présidence de la République et la Primature, ainsi que tous les ministères. Des exercices d’assimilation ont été effectués avec les nouveaux dispositifs qui permettent de suivre en temps réel les patrouilles sur terrain, et d’identifier les éventuelles alertes ainsi que les mesures immédiates y afférentes.
« De telles innovations pourraient être appliquées dans d’autres domaines qui touchent directement la vie de la population », conclut-il

 

4 commentaires

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  • La mer est un espace de circulation et de contacts depuis les temps les plus anciens. Les contacts pouvaient être commerciaux, culturels ou guerriers. Pendant des siècles, la circulation sur cet espace a été réglée par la « liberté des mers », c’est-à-dire la loi du plus fort. Mais aujourd’hui, il existe des règles multiples établies au niveau international pour gérer cette circulation. La géopolitique maritime compte donc le plus dans ce domaine!!!

  • le premier ministre Ntsay a eu sais raison de mettre en évidence la sécurité maritime,tans disque c’est là qui fait circulé certain exploitation illicite,ou quelque immigration clandestine..on a bien remarqué que le régime HVM qui a pu délibérément faire une marché entre la Chine une exploitation du frontière..mais heureusement que ce gouvernement a pu prendre des initiatives pour conservé notre richesse et enfin de stabilisé les exportation pour qu’il soit fait dans la transparent,donc tout les organisation concernaient devront respectueusement suivre leur travaille,à l’objectif de tenir la valeur des malgaches

  • La sécurité maritime est une notion qui regroupe de nombreux éléments. Elle englobe l’ensemble des normes auxquelles sont soumis les navires, la réglementation à laquelle doit obéir l’entreprise maritime, et les mesures qui gouvernent la navigation en mer ou dans les zones portuaires.Elle exclut de la sécurité maritime le facteur humain, alors même qu’il est admis que 80 % des événements de mer ont pour origine la défaillance d’un ou plusieurs membres de l’équipage.

  • Un pays sans garde-cote, à l’instar de Madagascar avec ses 5200 km, est un pays livré à toutes exploitations licites et illicites. La notion de souveraineté nationale est un vain mot. Depuis que la marine française basée à Diego a « plié bagages » suite à l’indépendance de la Grande Ile, en laissant deux rafiots, la sécurité maritime ne pouvait ètre assurée. Ce ne sont pas les deux vedettes offerts par la Chine et les USA, ici mentionnées, qui feront le boulot. A l’époque de la brouille entre l’Afrique du Sud et Madagascar sous l’auto proclamé amiral (écarlate) dans les années 1974-76, les sud-afs débarquaient sur les cotes de Tulear, la nuit, au vu et su des pécheurs vezo et reprenaient le large, le jour. Provocation ou pas???
    Si à tout cela vient se greffer les contrats de pèche industrielle (et son armada de 300 bateaux composé de chalands et cargos-usines) accordées par Hery Rajao, il ne faut pas s’étonner si la situation est catastrophique et ouverte à des trafics à tout genre. A bon entendeur, salut.