Faits divers

Antanimena – Un chef de peloton sème la terreur

Ce coup de théâtre est survenu au carrefour d’Antanimena.

Ivre, le chef d’un peloton mobile en patrouille à Antanimena a chargé son semi-automatique en pleine rue, dimanche à 23h. Il a fait peur à la police et aux noctambules.

Trouble-fête. Alors que la liesse suite à la victoire des Barea s’est poursuivie tard dans la nuit de dimanche pour certains noctambules, à Antanimena, un béret rouge a semé la panique avec son arme de service. Ce sous-officier supérieur qui appartiendrait au premier régiment du génie militaire (1er RG) d’Ampahibe, dirigeait deux hommes dans son peloton mobile (PM) chargé de patrouille dans cette zone. Apparemment sous l’emprise de l’alcool, il a perdu contrôle, selon les témoignages glanés.
Vers 23h, ses éléments ont rejoint les policiers du commissariat du troisième arrondissement déployés à proximité pour demander de l’aide. « Ils ont expliqué que leur chef était ivre et se trouve au rond-point d’Antanimena, en train de charger son pistolet. Arrivés sur place, nous ignorions ce qu’il comptait faire, mais on avait l’impression qu’il allait certainement ouvrir le feu», relate un officier de police. Ce PM venait de parcourir Ankadivato et c’est rendu au carrefour où son chef a provoqué du désordre.
Pris de panique, les automobilistes ont dû ralentir pour ne pas lui mettre les nerfs. « En fait, ce gradé armé a eu l’air très énervé. Nous avons alors fait semblant de nous écarter un peu et obligé ses deux hommes de s’approcher de lui car il pourrait nous tirer dessus s’il nous voyait venir l’arrêter», décrit l’officier sur les
circonstances des faits.

Une détonation
Ce béret rouge a commencé à prendre la fuite en faisant des zigzags, lorsque ses coéquipiers allaient le désarmer. Il s’est sauvé sur la route vers Ankorondrano.
« Dès le début de la course-poursuite qui a causé une confusion totale, une policière a pris ses jambes à son cou. Au même moment, une forte détonation a résonné. Nous ne savons pas si le fuyard avait fait un tir en l’air ou quelqu’un d’autre aurait profité de jeter un pétard, mais c’était retentissant », témoigne un civil.
« Les deux soldats ont finalement réussi à récupérer le semi-automatique Makarov, mais leur chef est parvenu à glisser entre les mailles du filet de la police. Il est resté introuvable durant toute la nuit », précise un agent, présent sur place. L’arme a été rapportée à la police qui l’a immédiatement déchargée. Ce coup de théâtre n’a heureusement fait aucune victime.
Interrogés, des supérieurs à l’État-major général de l’Armée malagasy seraient en train de se renseigner sur cet événement montrant un comportement qui dévie de la bonne conduite des militaires.

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