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Lutte anti-rapts – Redéploiement de l’opération «Papango»

Stopper les rapts. Voilà l’ordre donné à l’État-major mixte opérationnel de la région Analamanga (EMM-REG), selon les explications d’hier. Pour y parvenir, les Forces de défense et de sécurité, (FDS), relancent l’opération PAPANGO dans la capitale et ses environs.

Une forte délégation de responsables de l’État-major mixte opérationnel au niveau national (EMMO-NAT), ont accompagné ceux de l’EMMOREG, hier, à Behoririka, pour voir la concrétisation du redéploiement du dispositif PAPANGO. L’endroit est un carrefour de plusieurs arrêts de bus et est un des lieux qui connaissent le plus d’affluences à Antananarivo. Les zones où il y a le plus d’affluences de foule et les carrefours sont, justement, les points où des éléments des FDS sont prépositionnés.

Déployée pour la première fois en février 2019, l’opération PAPANGO a permis de mettre un coup d’arrêt aux rapts et attaques à main armée qui ont sévi dans la capitale et ses environs, à l’époque. Depuis, le dispositif est mis à contribution pour stopper les phénomènes d’insécurité qui agitent la société, avec quelques mises à jour selon les contextes. Il consiste en un prépositionnement des éléments des FDS à des lieux stratégiques. Le but est de quadriller tous les axes, rassurer les citoyens et permettre une rapidité d’action en cas d’alerte, soit en moins de dix minutes.

Cette fois-ci, les hommes de l’EMMO-REG sont prépositionnés sur cent sites dans la capitale et ses environs. Le redéploiement du dispositif PAPANGO a démarré vendredi, après une réunion de l’Organe mixte de conception au niveau national (OMC-NAT), au palais d’État de Mahazoarivo.

Contrôles systématiques

Vendredi, les cadres de la Défense nationale et de la Sécurité publique ont été réunis par Christian Ntsay, Premier ministre, afin de définir les consignes et la stratégie à appliquer pour mettre un terme aux rapts de jeunes filles et de jeunes femmes qui défraient les chroniques depuis une semaine. L’accélération de l’enquête pour débusquer les auteurs de ces faits, un renforcement de la surveillance et de la répression des réseaux de trafic de stupéfiants, sont les mots d’ordre qui y ont été formulés.

À Behoririka, avant hier, le général Andry Rakotondrazaka, commandant de la gendarmerie nationale, et leader de l’EMMO-NAT a prévenu que des contrôles systématiques seront appliquées aux véhicules avec des vitres fumées. Il demande ainsi, aux propriétaires de se munir de l’autorisation d’utiliser des vitres teintées, sans quoi, les voitures seront mises en fourrière. L’interdiction des vitres fumées, sauf autorisation des autorités compétentes, est toujours en vigueur.

Selon les témoignages, des victimes des rapts de ces derniers jours ont été embarquées de force dans des voitures 4X4 avec des vitres teintées ou bien relâchées dans les rues par ces mêmes types de véhicules.

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