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Climat des affaires – QMM sommée de payer

Les villageois, lors du barrage dressé à l’entrée de QMM.

Indirectement, la compagnie minière QMM- Rio Tinto est sommée de payer. Pas seulement aux pêcheurs d’Ambavarano et les communautés mais à des personnalités politiques.

AUTRE enjeu. Ce n’est plus une question de pollution des eaux d’Ambavarano et d’Andra­karaka Tolagnaro, ni de poissons morts, ni de chantage économique sur les pêcheurs et consommateurs. C’est un chantage financier de haut niveau. Une somme importante est demandée à la compagnie minière, sans quoi, « la paix ne sera pas garantie à Taolagnaro » apprend-on de source sûre. QMM est ainsi sous contrainte et ne peut travailler convenablement, de peur que ses sites d’exploi­tation ne soient de nouveau victimes de barrages ou que ses salariés ne soient pris en otage. Après les résolutions du 22 mai dernier, convenues entre des « grévistes », des pêcheurs, des autorités locales, cinq ministères et QMM Rio Tinto, un semblant de calme est revenu. Les pêcheurs sont autorisés à pêcher à Andrakaraka. Et la société doit honorer ses engagements dans les compensations financières et indemnisations de tous ceux qui sont touchés par l’exploitation d’ilménite de Mandena. Par ailleurs, l’information sur les tentatives de « racket » de la part de personnalités politiques à l’endroit de QMM – Rio Tinto n’a pas fini de circuler, à Taolagnaro et à Antananarivo.

Les résultats officiels des analyses des échantillons procédés au niveau de l’INSTN et laboratoires autorisés par l’État ne sont pas connus.

Flou

Mais la pêche a été rouverte lors du passage des cinq ministres à Taolagnaro, sous la forte pression de la population de Tolagnaro. D’un côté, des résultats sont indiqués sortir incessamment et de l’autre, ceux-ci ne seraient finalement pas dévoilés. Le flou est entretenu. Ces résultats fixeront pourtant le sort de la compagnie. Entre-temps, le directeur général de l’ANDEA (Autorité nationale de l’eau et de l’assainissement) a été remplacé par le nouveau ministre de l’Eau et de l’assainissement. « Depuis le début, cette histoire de poissons morts n’a été qu’une façon de faire pression sur la compagnie. Depuis la demande de l’État malgache d’engager des audits au sein de la compagnie car celle-ci demande une recapitalisation auprès de l’État malgache qui est actionnaire, la vie de la compagnie a commencé à être chamboulée. Je pense que c’est politique, très politique » livre une source locale. L’union de l’État malgache avec la compagnie devrait être révisée en 2023. L’État a demandé des comptes à QMM sur ce que celle-ci peut réellement apporter au pays. Et malgré les explications apportées par la société, notamment lors de la conférence régionale pour le Sud en 2021, sur les diverses opportunités internationales qui se présentent à l’ilménite et à la société QMM Rio Tinto, cette dernière n’a pas réussi à calmer les esprits. Dernièrement, la compagnie a été pressée de revoir ses cahiers de charge avec les communautés locales et d’entamer des mesures à moyen terme, tels que l’alimen­tation en eau de Tolagnaro, et des projets de développement communautaire des communes de Mandromondromotra et Ampasy Nampoana et des fokontany environnants comme Andrakaraka, Evatraha, Amparihy et Lanirano.

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