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Agriculture – Baisse de la production rizicole

Harifidy  Ramilison, ministre de l’Agriculture lors de l’atelier à l’hôtel Panorama.

Opportune et venue à point nommé. Voilà comment se présente la Conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire du 16 au 18 juin.

Par la menace d’une famine à l’échelle planétaire à cause de la guerre qui s’enlise en Ukraine. Privant de blé de nombreux pays. Pour Madagascar, selon les statistiques des Perspectives économiques de la Banque mondiale publiées la semaine passée, la production de paddy a chuté de 6% pour se situer à 4 millions de tonnes. En dépit des pluies inattendues qui ont arrosé des régions arides du pays. Le retard du début de la saison culturale par la sécheresse a été désigné comme une des causes de ce recul. Aussi, les importations ont couvert 18% de la consommation nationale contre 15% en 2021. Selon State procurement of Madagascar, SPM, 500 000 tonnes ont été importées en 2021, et la SPM a fait venir 75 000 tonnes. Le reste a été des opérations effectuées par le secteur privé. Ce qui a permis de combler le gap et de stabiliser les prix sur les étals des épiceries.

Lors de l’Atelier sur la révision de la Stratégie nationale du développement de la riziculture à l’hôtel Panorama, Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage, a misé sur une augmentation du tonnage de 4 à 5%. Mais il précisé que cette estimation doit être prise avec la plus grande précaution. Durant cette rencontre, des idées à explorer ont été émises. Comme l’extension de la riziculture, qui n’occupe que 8% des terres érables, le recours aux semences améliorées, l’accès des paysans aux crédits agricoles, l’adoption de nouvelles méthodes culturales et la mécanisation qui va avec, la maîtrise de l’eau par l’entretien et la réhabilitation des réseaux hydro agricoles… Des propositions qui vont être affinées dans les jours à venir.

Pour une agriculture durable

Dans cette optique «120 projets d’agrobusiness et 20.000 ha de terrain déjà identifiés en vue du forum B2B à cet effet prévu le 18 Juin», annonce le ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Quand bien même des Organisations non gouvernementales voient dans ces projets de grande envergure une perte des terres ancestrales. Ce même type de réformes agraires a été à l’origine de la crise politique de 2009, rappellent ces nationalistes attachés à leurs convictions.

L’appel à manifestation ouverte fin mai, et qui sera clôturée ce vendredi, devrait encore permettre à d’autres porteurs de projets et des propriétaires de terrains de manifester leur disponibilité en vue de partenariat. Ils seront ensuite dirigés vers des investisseurs et des financiers lors du forum business to business.

Cet événement, selon le ministère de tutelle, est destiné à «mettre en relation les producteurs, les porteurs de projets, les détenteurs de terrain à grande échelle plus précisément à partir de 100 ha, les acheteurs et surtout les investisseurs dans le secteur de l’agrobusiness».

Ses objectifs consistent ainsi à enrôler les acteurs de la production, du marché et à accroître les programmes d’investissement pour une agriculture durable pour Madagascar. Le projet s’inscrit en outre «dans le cadre de l’agrégation agricole et la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture, l’élevage et l’économie bleue ».

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