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Rapport d’activités – Bilan mitigé pour l’économie et finances en 2020

Richard  Randriamandrato  joue  la  carte de  la  prudence  devant  les  députés.

Rassurer avant tout. La posture adoptée par Richard Randriamandrato, ministre de l’Économie et des finances, devant les députés, par visioconférence interposée, pour présenter le Rapport d’activités pour 2020, a été dictée par les règles prudentielles. À l’image contrastée d’une année marquée à jamais par une crise sanitaire sans précédent à l’échelle mondiale. Il a d’emblée insisté sur « la confiance des bailleurs de fonds multilatéraux à l’égard du pouvoir présidé par Andry Rajoelina, avec le gouvernement du Premier ministre Christian Ntsay » qui, selon lui, « travaillent d’arrache-pied, jour et nuit, pour trouver des solutions aux difficultés découlant de la pandémie du coronavirus ». Pour soutenir ses convictions, il a révélé que « 18 Accords de dons et 15 autres de prêts ont été obtenus ou conclus en 2020 ».

Avec la Bad, l’UE et la Banque mondiale et bien d’autres partenaires techniques et financiers. Toujours au titre des satisfécits, il a souligné le paiement de façon régulière des salaires des fonctionnaires, les fameux « soldes ». Tout comme le respect des échéances pour éponger les intérêts de la dette, intérieure et extérieure. Cela malgré des recettes fiscales en deçà des prévisions de la loi de finances rectificative de 2020. Soit 2663, 39 milliards d’ariary sur les 2757, 02 prévus. 96,6% de réalisation.

Pas de nouvel impôt

Même topographie pour les recettes douanières. 2187,4 milliards d’ariary engrangés sur les 2200,2 envisagés. Cela représente pas moins de 99% de réussite. Avec une exécution budgétaire de 95,8%, tout s’est presque déroulé comme si de rien d’était. Et pour ne pas mettre davantage la pression sur des entreprises toujours en convalescence, aucun nouvel impôt n’a été et ne sera « inventé » précise Richard Randriamandrato.

Sur les affectations des fonds covid, critiquées par les activistes de la société civile et des militants de l’opposition, il a mentionné « que tout se fait dans la transparence totale, à un ariary près. Ces flux financiers et leurs bénéficiaires peuvent être consultés sur le site du ministère. Avec des mises à jour à temps ». Il reste que les détracteurs du régime insistent que ces subsides tombés du ciel ont été mal gérés ou ont été « détournés » pour financer des projets d’infrastructure au lieu d’être mis à la disposition des couches sociales les plus vulnérables de la société, fragilisées par les longs mois du confinement.

Ceci étant, le taux de pression fiscale ramené au PIB, ne dépasse pas les 10%. L’économie globale a reculé de 3,2% sur une progression estimée de 5%. Le Grand argentier a un autre rendez-vous très attendu avec les députés. La présentation du projet de loi de finances rectificative, LFR. Cette fois-ci sous les yeux bienveillants des experts du Fonds monétaire international, FMI. Ils ont émis des recommandations pour débloquer les 312 millions de la Facilité élargie de crédit, FEC. À la partie malgache de tenir ses engagements. Les grandes lignes de la LFR constitueront un premier test probant sur les réelles intentions du gouvernement. Le temps du « tout permis » est bel et bien révolu.

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