Accueil » Chronique » Les «arts et métiers» des Trano Gasy
Chronique

Les «arts et métiers» des Trano Gasy

Belle Trano Gasy, quoique fatiguée par l’usure du temps, entre Antaninarenina et Antsahavola. Au coeur d’une mégapole de deux millions d’habitants, et qui ne doit sa préservation qu’à sa situation «non accessible» (aux voitures). Si les héritiers adhéraient au programme communal de «Ny Foko sy ny Taniko», on pourrait sauver, restaurer et valoriser, ce style architectural et ces maisons emblématiques, ainsi que l’avait réussi la «Fondation Heritsialonina» dans la Ville Haute de Fianarantsoa.

Dans l’Antananarivo du début du XIXème siècle, les maisons aristocratiques, les «Trano Kotona» suivies de «Tranobe», étaient encore entièrement en bois et ce jusqu’en 1868, année de la levée de l’interdit de la pierre et de la brique dans les limites de l’Antananarivo collinaire originelle. La première maison en briques séchées d’Antananarivo, date du missionnaire ouvrier-à-tout-faire James Cameron qui avait bâti sa maison au pied de Faravohitra avec ce matériau.

La brique de nos terres ferralitiques donne à la brique nue des Trano Gasy cette teinte chaude familière au regard, ce qui lui vaut l’hommage «volon-tany» : maison caméléon qui fait corps avec la terre véritablement mère, sol, murs et tuiles.

Le Gallois James Cameron (décédé à Antananarivo le 3 octobre 1875) et le Gascon Jean Laborde (mort à Antananarivo le 27 décembre 1878) avaient formé une première génération d’artisans et d’ouvriers durant leur quarante ans de présence à Antananarivo et en Imerina, au XIXème siècle.

La démarche de préservation des «Trano Gasy» ira de concert avec la réhabilitation des «arts et métiers», avec des «compagnons» habiles à pétrir la glaise, tailler la pierre, travailler le bois.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter