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Diana – La flambée des prix affecte les ménages

L’impact de la crise se répercute sur la baisse du niveau de vie de la majorité de la population.

La crise sanitaire a eu de multiples répercussions sur le commerce. Dans le Nord, le prix des produits de première nécessité, surtout importés, en subit les conséquences directes.

CES six derniers mois, le prix des produits sur le marché ne cesse d’augmenter  et ce, pour plusieurs raisons comme la désorganisation des chaînes de production ou de distribution, l’accrois­sement des coûts du transport et les frais de manutention, sans parler de l’augmentation des prix imposés par les importateurs étrangers. La flambée des prix des produits de première nécessité (PPN) affecte progressivement les ménages antsiranais.

Concernant le riz blanc local, même si la récolte a déjà débuté, on a enregistré une hausse générale de 250 à 1 500 ariary par kapoaka, si l’on se réfère aux prix affichés au marché. Il en est de même pour le sucre, car la société Sucoma d’Ambilobe est actuellement en pleine nouvelle campagne. Jusqu’ici le sucre s’est raréfié. Selon les explications, les grossistes seraient en rupture de stock. Seuls les boulangers locaux détiennent encore assez de réserve.

Ces derniers temps, le prix d’un sac a connu une augmentation de 2 000 ariary par semaine chez les grossis­tes ou semi-grossistes. Chez les détaillants, le kilo du sucre se vend entre 2800 et 3000 ariary contre 2 600 ariary   durant  la période de Ramadan. De leur côté, les supermarchés de la ville affichent 4250 et 5250 ariary sur les mêmes produits exposés sur leurs étagères.

L’inflation s’étend à l’huile alimentaire qui a également enregistré une hausse de prix. Le litre de l’huile en vrac s’acquiert maintenant à 7000 ariary tandis qu’en bouteille cachetée, il s’achète entre 8 000 et 8 500 ariary, sur le marché local. Et le prix d’une bouteille d’un litre d’huile de table importée commercialisée dans les grandes surfaces peut atteindre jusqu’à 12 000 ariary, selon les marques.

Cause internationale

Tagnina Romuald, directeur régional de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat de Diana, explique cette situation par la flambée des prix de ce produit sur le marché international, est à l’origine de cette hausse, sans parler de l’augmentation du coût des transports et des frais de manutention au port. Au début de l’année, le prix du litre noter tournait autour de 5 000 ariary et n’a cessé d’augmenter au fil du temps. Il a pourtant annoncé que, malgré  cette hausse, un nouvel arrivage de 60 000 jerricans d’huile importée est attendu à Antsiranana. Dans tous les cas, le prix actuel de l’huile alimentaire n’est plus à la portée de toutes les bourses. Bon nombre de ménages achètent de l’huile alimentaire au prix minimum de 1000 ariary accepté par les épiciers, soit l’équivalent d’environ quinze cuillerées.

La ville d’Antsiranana et ses environs  sont également confrontés à une hausse vertigineuse du coût de charbon de bois, ces derniers temps. Un véritable cauchemar pour les chefs de famille qui l’utilisent pour la cuisson. Le petit sac de charbon revient à 8 000 ariary contre 6 000 ariary auparavant. Pour le petit sachet de 1kg qui vaut 500 ariary, le prix est maintenu, mais la quantité a diminué.

Les conséquences de cette hausse généralisée sont multiples. Le pouvoir d’achat de la plus grande partie de la population est très faible. Cela se répercute sur l’alimentation : on commence à se nourrir avec des produits de moindre qualité, qui n’ont pas assez de valeur nutritionnelle ; on consomme de moins en moins de viande, de volaille, de fromage. Cela se voit jusqu’à la réduction des dépense s liée s à l’éducation, à la santé, etc.

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