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Décentralisation – Christian Ntsay dresse un bilan positif

Le  Premier  ministre  a  défendu  le  bilan de  son équipe.

Dans le cadre de la présentation du rapport d’exécution du programme du gouvernement devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Christian Ntsay a dressé, entre autres, le bilan de l’Exécutif en matière d’application de la politique de décentralisation.

Le chef du Gouvernement a débuté cette partie de son intervention par un rappel du bouclage de la Lettre de Politique de Décentralisation Émergente (LPDE). Un document élaboré en collaboration avec différents départements ministériels, les Régions, les Communes, les bailleurs de fonds et les entités de la société civile, a-t-il souligné.

Rappel a aussi été fait que la LPDE a été approuvée en Conseil des ministres le mercredi 26 mai dernier et transmise aux Parlementaires, et que la prochaine étape sera l’élaboration, à partir du mois de juillet prochain, du Plan National de Décentralisation Émergente qui verra l’implication des différents acteurs locaux à travers des opérations de consultations publiques.

Le Premier ministre a également insisté sur l’importance de la décentralisation de la gestion des commandes publiques, initiée depuis l’année dernière conformément aux instructions du président de la République. Une réforme qui vise à donner aux Régions la possibilité de lancer des appels d’offres et de promouvoir les petites et moyennes entreprises locales.

Les réunions déconcentrées pour la confection du budget de l’État ont aussi été mises en avant lors du face-à-face avec les députés, de même que les subventions d’investissement consenties par l’administration centrale, d’une valeur de 2 milliards d’ariary par Région, afin notamment de moderniser les infrastructures de base et d’améliorer les conditions de vie des communautés. Le PM qui n’a pas oublié de mentionner les 210 millions d’ariary annuels pour le fonctionnement des administrations régionales et la dotation d’engins de travaux publics (bulldozers, compacteurs, niveleuses, camions arroseurs…) pour remettre en état le réseau routier.

Pour les Districts, le rapport a mis l’accent sur le financement par le biais du Crédit d’Investissement pour l’Appui au Développement (CIAD). Un mécanisme qui repose sur le nombre de députés pour la fixation du montant par circonscription. Concernant le développement des 1695 Communes, Christian Ntsay a indiqué que l’appui financier et technique du gouvernement se poursuit. Il a aussi noté le projet de « subventions complémentaires » pour les communes de plus de cinq mille habitants ainsi que le paiement des arriérés de cotisation auprès de la Cnaps.

Nouveau rendez-vous jeudi

Bureaux communaux, bureaux des représentations régionales du BNGRC, infrastructures pour les Districts, immeubles de travail et logement pour les préfets ou encore les “ tsena manarapenitra » font aussi partie des réalisations qui ont été citées par le locataire de Mahazoarivo. À savoir que les sujets relatifs à la décentralisation seront de nouveau sur la table jeudi prochain à l’occasion de la présentation de rapport de l’équipe du ministère chargé de l’Intérieur et de la séance de questions/réponses.

« Le but de ces rapports est de permettre aux parlementaires d’évaluer les réalisations du gouvernement par rapport au programme de mise en œuvre de la politique générale de l’État dont le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale. Les députés devront attendre la séance de questions au gouvernement pour leurs interventions, seuls les présidents des Commissions et les présidents des groupes parlementaires seront appelés à réagir à la suite des rapports d’activités, ceux-ci sont en effet considérés comme les porte-paroles de leur groupe dans ce genre de débat », a-t-on précisé du côté de Tsimbazaza qui a aussi rappelé que les réunions se tiennent encore par visioconférence e t son t retransmises en direct sur la page Facebook de l’Assemblée nationale.

Remarquons, enfin, que la question de la décentralisation figure parmi les sujets auxquels les partenaires techniques et financiers accordent un intérêt de premier plan à Madagascar. Certes, c’est un « dossier » qui n’obtient pas autant de financement que les autres secteurs comme l’éducation, la santé ou l’agriculture, mais il n’en demeure pas moins que les avancées ou les régressions dans ce domaine sont observées de près.

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