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Le tourisme solidaire intéresse peu

Lancement hier de la sixième édition du salon ITM. Le tourisme solidaire semble n’impliquer qu’une infime partie des approches de promotion du secteur.

Lancement grandiose. La première journée du salon (ITM) International Tourism Fair of Madagascar a été honorée par le vice-ministre chinois du Tourisme car la Chine est l’invitée de marque de cette sixième édition. L’administration nationale du Tourisme de la République populaire de Chine est fortement représentée dans le pavillon dédié à la Chine. Une centaine d’agences de voyage et de tours opérateurs étrangers des marchés cibles, invités par Madagascar, lesquels ont déjà sillonné les quatre coins de l’île, ont été présents à cet événement touristique de l’année.  Plus de deux cent stands d’entreprises de voyage et de professionnels du tourisme étalent alors les coins paradisiaques de la Grande île en proposant des hébergements de luxe et des circuits toujours innovants. Sans oublier le savoir-faire gastronomique notamment bio. Le secteur du tourisme a effectué un grand bond en avant avec deux cent quatre vingt treize mille touristes étrangers et près de six cent mille touristes nationaux en 2016. « Un essor justifié par 780 millions de dollars sur le PIB de Madagascar en 2016. Près de trois cent mille touristes ont déjà été comptabilisés depuis le début de cette année et nous visons cinq cent mille touristes étrangers en 2019» annonce le ministre malgache du Tourisme.
À faire
La Grande île semble être victime de sa réputation car les infrastructures d’accueil n’absorbent pas toujours comme il faut la forte demande. Infrastructures routières, dessertes aériennes, sécurité, confort et offres gastronomiques sont insuffisants. De plus, les opérateurs s’acharnent plutôt sur le  tourisme « classique » et peu s’adonnent au tourisme solidaire. « Pourtant, c’est un moyen de réduire la pauvreté et de faire avancer en même temps le tourisme car c’est un concept qui allie l’homme et son environnement » explique Lanto Razafimahatratra, président du réseau Antso Re, regroupant une soixantaine d’associations de communautés de base, et d’entreprises touristiques solidaires.  C’est le flux touristique qui génèrera ensuite les ressources financières des communautés. Peu d’entreprises touristiques le font encore à l’instar de l’ONG Fanamby, le Relais, l’ONG Bel Avenir qui aident les communautés à se responsabiliser face à leur environnement, en créant des chaînes de valeur et en offrant ensuite des valeurs ajoutées. «Les divers types de riz produits par le label Sahanala de l’ONG Fanamby, entre autres, s’exportent jusqu’aux Etats-unis  » informe Lanto Razafimahatratra.

Mirana Ihariliva