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Énergie – La réforme de la Jirama attendue de pied ferme

Le Fonds monétaire international suit de près le dossier de la Jirama, surtout les actions entreprises pour mettre fin aux mauvaises pratiques.

Le Fonds monétaire international (FMI) réprimande. La Jirama reste encore un dossier brûlant pour le gouvernement. L’institution de Bretton Woods attend de pied ferme la réforme entreprise par les autorités sur les sociétés d’État, surtout celle de la Jirama. Cette mesure fait partie de l’une des préalables à l’examen du dossier Madagascar par la direction générale et le conseil d’administration du Fonds.

La mission du FMI a pointé du doigt les mauvaises pratiques et le mal qui gangrène cette société énergétique notamment le recours aux marchés de gré à gré et les appels d’offres restreints. « C’est ainsi que les passations de marchés de l’État et en particulier celles des entreprises publiques sont soumises à des contrôles renforcés. Dans cette logique, la Jirama limitera strictement le recours aux marchés de gré à gré et aux appels d’offres restreints », déclare Marshal Mills, chef de mission.

L’année dernière, une cinquantaine de personne avaient été inculpées pour corruption active, abus de fonction et escroquerie dans des affaires des conflits d’intérêts et de favoritisme dans l’attribution de marchés publics au sein de cette société. Parmi eux  figurent des dirigeants et anciens dirigeants de la Jirama, des prestataires, des fournisseurs et même, des responsables de ministères.

Préoccupant

Le dossier Jirama n’échappe pas au FMI à chaque mission d’évaluation. Sa situation financière préoccupe les bailleurs  de fonds puisque les pertes enregistrées par les entreprises publiques représentent un risque important pour le budget de l’État. 300 milliards d’ariary de subvention pour cette année dont 200 milliards destinés au carburant.

« Pour entamer le processus de transformation de la Jirama en une entreprise efficiente et saine sur le plan financier, les autorités ont pris des mesures initiales, notamment en relevant les tarifs d’électricité, limitant de ce fait les besoins de transferts de l’État », déclare le chef de mission.

Fruit du hasard du calendrier ou pas, le gouvernement avait annoncé une révision à la hausse du tarif de l’électricité coïncidant avec le passage de cette mission du FMI dans nos murs. Mais les autorités sont revenues sur cette décision quelques jours après. La  révision du tarif présentée au FMI comme un moyen de redresser la Jirama a été reportée sine die.

Lova Rafididarisoa