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Investissement – Le climat des affaires à parfaire

Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de la délégation de l’Union européenne.

Il a mis les choses au point. À l’issue d’une table ronde sur le thème récurrent du climat des affaires au Centell d’Antanimena, dans le cadre des Journées de l’Europe, Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de la délégation de l’Union européenne, a donné un avis tranché sur la question. Il a prôné quelques pistes de réflexion. « Augmenter la certitude, améliorer le respect des contrats ou encore veiller au fonctionnement en général de toutes les institutions » a-t-il mentionné. Pour lui, ces conditions minimales permettront, entre autres, de rendre le climat des affaires à Madagas­car plus attractif pour les investisseurs nationaux et internationaux. « C’est même essentiel pour mener à son terme la concrétisation du Plan Émergence de Madagascar, PEM », poursuit le diplomate italien.

Il soutient que « le climat des affaires pourrait être mieux et faciliter la vie des opérateurs économiques ». Ce qui n’est pas encore le cas. Loin s’en faut. Certaines décisions incompréhensibles pénalisent même les principaux acteurs du secteur privé. Comme le pétroliers pris à la gorge.

Les autorités malgaches sont ainsi incitées à veiller au respect des contrats, au paiement des fournisseurs, ainsi qu’à la protection des investissements. Ceux-ci ne concernent pas seulement les investisseurs étrangers mais surtout les investisseurs nationaux qui contribuent le plus dans la contribution du secteur privé. « Les aides internationales ne suffiront pas à développer un pays. Il faudra une forte participation des investisseurs locaux. Il est d’important de créer un environnement propice et favorable à l’élargissement de leurs activités, employer plus de gens et engendrer la croissance économique », a-t-il suggéré.

Pour le moment, il existe beaucoup à faire et à parfaire. Rien que pour la Jirama, 1 031 milliards d’ariary de ses partenaires restent à payer. Et ceux qui refusent de coopérer s’exposent aux procédures unilatérales de réquisition. En outre, des textes légaux régissant un tel ou tel secteur ne répondent plus aux exigences du moment. Comme le Code minier en attente d’une refonte, ou le Code du travail toujours dans les limbes. Il est temps de reconnaître que les investissements sont à dénicher là où ils se trouvent par des mesures incitatives. C’est une véritable concurrence à l’échelle mondiale.

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