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Biodiversité – L’Indri chanteur ou « Babakoto » gravement menacé

L’Indri chanteur ou Babakoto vit principalement dans l’Est de l’île.

Les lémuriens Indri voient petit à petit leur habitat disparaître. Ils se retrouvent ainsi menacés et en voie d’extinction. Des actions de conservation, un tant soit peu, essaient de les sauver.

LES « babakoto », les Indri, une des espèces les plus populaires à Madagascar sont en difficulté. Ils sont menacés par la perte d’habitat et de chasse et font partie des 92% des cent-onze espèces de lémuriens en danger critique d’extinction. Le Groupe d’études et de recherche sur les primates de Madagascar (GERP), l’association qui regroupe des scientifiques et des primatologues dont la mission est de contribuer à la conservation des primates lémuriformes, l’Organisation internationale« Friend of theEarth », basée en Italie, et l’université de Turin collaborent pour améliorer la situation des Indri.

Les trois entités continuent les actions déjà menées depuis 15 ans et traitent un autre projet de conservation dans la réserve de Maromizaha à Andasibe. «Le projet vise à protéger les lémuriens Indris parle suivi de la population d’Indris, la restauration de leur habitat, et l’éducation de la communauté. Les activités éducatives dans les écoles locales espèrent améliorer la prise de conscience de la valeur culturelle et économique des lémuriens par les enfants et leurs familles à court terme. Au fil du temps, cette prise de conscience encouragera leur participation à la conservation et à la recherche d’opportunités d’emplois écologiquement durables» explique Clarissa Puccioni, responsable de l’ONG Friend of Earth.

Cris

« Le premier recensement effectif a été basé sur le chant de l’indri, en utilisant la méthodologie du recensement acoustique. Sur la base de l’extension moyenne des territoires d’Indri, qui est d’environ 16 ha à Maromizaha, et du nombre moyen d’individus avec environ 4 individus par groupe, il est estimé un total possible de 50- 55 groupes familiaux, et environ 200-220 individus » rapporte-t-elle encore.

C’est le plus grand lémurien vivant et le seul qui communique par de vrais chants. Il pèse jusqu’à 10kg. La destruction de son habitat pour convertir la forêt en champs agricoles et le changement climatique ont amené l’espèce à un déclin total, et l’UICN estime environ 1 000-5 000 individus restants dans tout le pays. « Le babakoto chante particulièrement le matin. C’est une sorte de marquage de territoire. Ces lémuriens vivent dans un territoire fixe à Maromizaha. Ils poussent des cris quand ils sont alarmés par des rapaces ou des fosa ou autres menaces et ils effectuent un cri particulier en période de reproduction. Ils survivent grâce à la consommation de près de 30 espèces de plantes » explique Etienne Miandriarison, guide touristique à Maromizaha.

La formation de guides de recherche et de guides locaux à travers des sessions spécifiques est dispensée périodiquement afin de leur donner des compétences dans les domaines de la conservation et de l’écotourisme. L’implication des classes scolaires des villages voisins locaux à travers la connaissance directe de la forêt et de sa biodiversité avec de nombreux laboratoires est aussi essentielle, outre le reboisement des zones dégradées à travers l’entretien et le développement des pépinières d’espèces endémiques dont le bambou.

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