Social

Transport – L’ordre rétabli dans les gares routières

Les forces de l’ordre se sont postées devant les gares routières.

Les forces de l’ordre ont atténué l’affluence des voyageurs vers les gares routières hier. Ils ont fermé les portes d’entrée vers 11h.

Strict. La foule immense qui se dressait sur l’entrée des gares routières a été dispersée. Les forces de l’ordre sont descendues en grand nombre dans les gares routières, afin de limiter la circulation et l’affluence de personnes dans ces endroits, hier. Même si plusieurs personnes ont voulu retrouver les coopératives avec lesquelles elles doivent voyager vers leur région originaire, bon nombre d’entre elles ont été bloquées par les forces de l’ordre vers 11h. Des barrages ont été mis en place près de la rue menant à la gare, afin de maîtriser la situation. Certains voyageurs qui ont dû sortir de la gare routière pour acheter quelque chose ont été bloqués à l’extérieur. Les responsables des coopératives ont dû passer les prendre. « Ceux qui n’avaient pas de billet ne peuvent pas entrer, alors que mes bagages sont déjà dedans. Je dois appeler le responsable de coopérative, car les gendarmes m’interdisent d’entrer », se lamente une jeune femme devant la porte d’entrée à la gare routière d’Andohatapenaka. Les marchands ambulants, les charrettes et les autres véhicules ont été éloignés. Cette mesure a été également appliquée à Fasan’ny Karàna. Seuls les départs à Fasan’ny Karàna ont été un peu perturbés. Les véhicules à destination d’Antsirabe et Antanifotsy remplissaient encore vers l’après-midi, même si les forces de l’ordre ont été présentes sur le lieu.

Taxi

Suite à ces dispositions, les coopératives d’Andoha­tapenaka n’ont pas réussi à remplir leurs véhicules en partance pour les provinces. « Un de mes voyageurs qui a déjà appelé pour une réservation n’est pas encore arrivé. Elle m’a affirmé qu’ils ont quitté Imerintsiatosika à pied pour rejoindre la gare routière. La plupart de nos voyageurs sont issus d’Ampitatafika, d’Ambohi­dratrimo et se déplacent à pied pour arriver ici », affirme Mirana, guichetière de Kompima. Les coopératives de Mahajanga avaient également des problèmes. Les voyageurs sont tous en retard, alors que les forces de l’ordre ne laissaient plus personne entrer à partir de 11h. Des voyageurs de Tsiroanomandindy ont été contraints d’attendre sur les guichets car les taxis-brousses ne suffisaient plus. D’autres sont retournés chez eux et reviendront ce jour de bonne heure.