Régions

Mahajanga – Une faille dans la gestion de la crise

Très tôt, mardi, une longue file s’est formée à Aranta.

Adopter un arrêté municipal en date du 6 avril, pour la mise en quarantaine de toutes les personnes qui débarqueront à Mahajanga, que ce soit par voie aérienne ou par voie terrestre. C’est l’objectif du conseil municipal de la commune urbaine de Mahajanga réuni, lundi. Mais la décision a été annulée à la dernière minute par les autorités nationales d’Antananarivo.

Cela n’a pas plu aux habitants, qui ont fait pression sur le maire sur facebook et d’autres moyens, depuis que le président Andry Rajoelina a décrété l’ouverture des axes routiers pendant trois jours. De plus, les voyageurs ont refusé de le faire, à leur arrivée au barrage sanitaire de Belobaka, mardi soir. Hier, le CCO de Boeny s’était réuni sans les deux personnalités. Le maire a exhorté les habitants à faire preuve de solidarité dans cette lutte contre le virus dans son intervention, lors de la conférence de presse.

Le directeur général de l’INDLL, Jaffar Saïd, pour sa part, a déploré la situation.

«La gestion de cette crise sanitaire relève de la compétence du CCO-Covid 19 (au niveau national et dans toutes les régions) à ma connaissance. Mais aux yeux du public, même au niveau des journalistes locaux, il nous semble qu’il n’y a pas tellement de transparence. Selon moi, la conférence de presse démontre qu’il y a anguille sous roche au sein du CCO de Boeny. Aujourd’hui, la décision- approuvée par les Majungais – est annulée de facto par l’instance nationale. Mais ce qui a attiré mon attention c’est la façon de travailler au sein du CCO de Boeny. Aujourd’hui, la députée de Mahajanga I se démarque du CCO en tenant une conférence de presse à part alors qu’ils sont membres de cette structure locale.

Dans un autre domaine, toutes les aides (en numéraires et en natures) que les membres du CCO de Boeny ont reçues, ne sont pas connues du public, hormis celles offertes par l’association des Zanatany Indiens à la commune de Mahajanga. Mais nous savons qu’il y en a beaucoup d’autres. Si c’est toujours comme ça qu’on gère une crise (sociale ou sanitaire ou autre), on ne s’en sortira pas », déclare le directeur général, ancien chef de la région Boeny.

 

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