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Confinement entravé – Les cas locaux de covid-19 gagnent du terrain

La pauvreté s’adapte mal au confinement.

Les entorses au confinement risquent de faire augmenter la transmission du covid-19 par contact. Quatre cas locaux viennent d’être révélés hier et aucun cas contact guéri n’est annoncé.

Des cas épars à craindre. Parmi les cinq milliers de personnes jusque là dépistées, trente-huit cas contacts sont recensés hier, depuis l’irruption du coronavirus à Madagascar. Quatre-vingt-deux porteurs du covid-19 restent hospitalisés à ce jour étant donné que quatre patients ont rejoint leurs domiciles respectifs après avoir été déclarés guéris dans les dernières vingt-quatre heures. Le nombre de cas contacts croît car deux porteurs locaux du covid-19 ont été découverts hier, à Antananarivo et deux autres à Toamasina suite aux résultats à l’issue de dépistages mis en œuvre.

Par rapport aux cas de coronavirus ayant été découverts à Madagascar, cinquante-cinq d’entre eux ont été des cas importés dont un nouveau révélé hier, selon les statistiques officielles mises à jour. Les grands rassemblements exposent les personnes à la contamination par contact.

Usage de la force légitime

Dans la capitale, une décision du maire interdit la circulation des personnes et des moyens de locomotion au-delà de midi, sauf en cas d’autorisation justifiée émanant du centre de commandement opérationnel. Les contacts entre personnes se retrouvent de plus en plus restreints et tous les commerces à Antananarivo doivent fermer à midi. Selon toujours la décision signée du maire Naina Andriantsi­tohaina, tous les attroupements sur les voies et places publiques sont interdites. Au niveau national, le déplacement autorisé des personnes vers les régions prend fin ce jour.

Dans le quartier d’Andra­voahangy, dans le IIIème arrondissement de la capitale où le jour de marché hebdomadaire connu étant le mercredi, une intervention remarquée des éléments des forces de l’ordre autour de midi a surpris les habitants. Des engins de l’armée, déployés à titre dissuasif, sont vus dans le même quartier tandis que des piétons restent en circulation sur les trottoirs. Dans le quartier d’Anosibe où se trouve le marché accueillant chaque jour les produits maraîchers destinés à nourrir la population tananarivienne, un appel au respect des gestes barrières a été lancé, toujours par des éléments des forces de l’ordre.

Des éléments d’un détachement cynophile de la gendarmerie ont été remarqués depuis deux semaines en manœuvre au nord de la capitale, dans les quartiers avoisinant la zone aéroportuaire d’Ivato. Ces mesures créent une décision spontanée de se confiner, chez des individus pris de crainte. « Le port de cache-bouche, le confinement chez soi, le lavage des mains au savon en permanence sont les mesures de base dont l’accomplissement émane de chacun », affirme le docteur Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé au niveau du ministère de la Santé publique. Selon toujours ce médecin, « on assiste à une fusion des plans de gestion de l’épidémie, il y a la stratégie côté sanitaire, et il y a celle côté militaire ».

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