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Journée internationale de la femme – Mialy Rajoelina en appelle au respect de l’égalité des droits

Mialy  Rajoelina  pendant  son  discours  à Antsirabe.

Le climax des événements pour marquer la journée internationale des droits des femmes s’est tenu au vélodrome d’Antsirabe. Devant l’assistance et les décideurs étatiques, dont le Président, la première dame a lancé un appel solennel pour l’effectivité de l’égalité des droits.

Un cri du cœur. Le discours a certes été préparé, mais le ton et l’élan avec lequel la phrase a été prononcée y ressemble. «Je profite de cette occasion pour réitérer mon appel à l’égalité des droits», lance Mialy Rajoelina, première dame, dans son allocution à l’occasion de la cérémonie officielle pour marquer la journée internationale de la femme, hier, au vélodrome d’Antsirabe.

La journée du 8 mars a, justement, été érigée en journée internationale des femmes, pour marquer la lutte pour que les femmes jouissent des mêmes droits que les hommes. En cette année 2022, le combat continue, comme le soulignent des activistes pour l’égalité des genres au sein de la société civile. La phrase dite par la première dame, hier, confirme le fait qu’au-delà des mots des discours, sur plusieurs sujets et dans plusieurs domaines, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes n’est pas encore effective.

«L’égalité des droits implique que les femmes et les hommes travaillent de concert. Les femmes et les hommes sont des partenaires et non pas des concurrents», ajoute Mialy Rajoelina. Ayant pris la parole durant la cérémonie d’hier, les données partagées par Koffi Kouame, coordonnateur résident par intérim des Nations Unies à Madagascar, donnent une idée de l’ampleur du défi pour l’égalité des droits autant au niveau national, que mondial. «L’égalité femme et homme demeure un défi tant au niveau mondial que national», confirme le responsable onusien.

Près de sept cent quarante millions de femmes dans le monde vivent des revenus de l’économie informelle, avec un accès limité à la protection sociale, ainsi qu’aux infrastructures et services publics, indique Koffi Kouame. Il ajoute que les femmes assurent trois fois plus que les hommes les tâches familiales et les travaux domestiques non rémunérés et non valorisés par les comptabilités publiques. Des difficultés que les conséquences des changements climatiques ne font que renforcer.

Politique nationale

«L’égalité aujourd’hui, pour un avenir durable», est justement le thème mondial de la journée internationale des droits de la femme. Un thème qui inclut, cette année, les défis face aux changements climatiques. Des challenges réels à Madagascar, notamment, dans le grand Sud où des milliers de familles luttent quotidiennement contre la sécheresse. Une conséquence de l’insuffisance des pluies, causée par le bouleversement du climat.

Les cyclones qui se succèdent à une courte fréquence, cette année, sont également des effets des changements climatiques selon les experts. Des fléaux dont les dégâts renforcent les difficultés des ménages, notamment, des mères de famille, au regard des réalités au sein des centres d’accueil pour ceux qui se retrouvent sans abris et les distributions des aides sociales. Afin de booster l’effectivité de l’égalité des droits des femmes et des hommes, Mialy Rajoelina en appelle aux organisations civiles nationales, aux entités non gouvernementales, aux partenaires internationaux et aux organismes de renforcer leurs actions.

La première dame requiert, également, leur engagement dans la concrétisation de la politique nationale pour l’égalité et l’application de ses termes afin d’atteindre ses objectifs. Dans un discours prononcé au gymnase d’Antsirabe, lundi, Princia Soafilira, ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, a évoqué cette politique nationale pour l’égalité. Selon ses dires, la finalisation et la mise en œuvre de ce document sera la «traduction des paroles en acte», pour l’autonomisation des femmes, l’égalité des chances, des opportunités et des droits. Il servira de feuille de route à toutes les interventions nationales et internationales en matière d’égalité de genre.

«Chaque personne a le droit d’avoir l’opportunité de réussir. Chacun de nous porte en lui une lumière que quiconque ne doit obscurcir», sont les mots de Mialy Rajoelina à l’endroit des femmes. Des mots sur lesquels elle a mis l’accent, afin d’amener son auditoire à agir, chacun à son niveau, pour concrétiser les objectifs du thème national de la journée du 8 mars, que sont l’égalité, l’autonomie, la résilience et la solidarité des femmes. Une des clés pour y parvenir, souligne la première dame, est l’éducation.

Augmenter le taux de scolarisation des jeunes filles. Réduire le taux d’abandon scolaire chez ces dernières sont des exemples des challenges pour l’égalité des droits dans le milieu de l’éducation. Comme l’affirme la première dame, «l’éducation est le levier, et la voie la plus sûre et la plus efficace pour atteindre l’égalité des droits et le développement durable».

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