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Toamasina – Un collégien battu à mort par ses camarades

Les élèves se sont attroupés après que les deux agresseurs ont abandonné leur victime.

Un collégien a rendu son dernier souffle à l’hôpital après une bagarre, hier à 9h15, à Toamasina. Il a été agressé par deux élèves qui ont pris le large après l’acte.

Rixe mortelle. Un élève de sixième au collège d’enseignement général (CEG) Ratsimilaho, à Toamasina, âgé de 13 ans, a été tué dans une échauffourée, hier à 9h15. Ce crime a été commis tout près du lycée technique. La police judiciaire (PJ) est en passe d’identifier les agresseurs. « Nous glanons maintenant des témoignages et l’enquête continue. Je crois que nous connaîtrons très bientôt les auteurs », selon le commissaire Gerverin Raelison, chef de la PJ.

« Après l’école, deux garçons, l’un un peu plus grand et l’autre petit, ont approché et pris à partie l’enfant. Le
premier l’a frappé avec un fer, puis son coauteur l’a roué de coups de pied. Il avait beaucoup mal quand tous ses camarades sont arrivés. C’était une dame qui l’a vu en premier », raconte Lovasoa Joella, une journaliste locale.

Inhumain
« Selon les explications reçues à l’hôpital, un traumatisme thoracique a causé le décès. Une contusion apparente a été constatée sur la poitrine de la dépouille », ajoute notre consœur.
Cette violence est partie d’une simple provocation et, d’une rancœur, mais qui se sont désastreusement soldées par un homicide. « C’est le comportement belliqueux des adolescents. Ils se sont attendus au passage. Après avoir battu leur proie, les deux quidams ont vidé les lieux comme une traînée de poudre. Les parents du défunt sont
vraiment atterrés après ce drame », comme l’a expliqué la même source.

« C’est le petit-fils de mon frère. Ce matin (ndlr : hier matin), il a quitté la maison à 6h30 pour aller à l’école, le dernier moment où sa mère l’avait vu vivant. Après, des enfants sont venus alerter sa mère sur le fait qu’ils l’ont retrouvé, torturé par quelqu’un dans un endroit. Sur le coup, elle s’est précipitée sur les lieux, mais son fils n’était plus là. On l’a déjà amené à l’hôpital », raconte la grand-mère de la victime.
« Peu de temps après, ses parents sont arrivés à l’hôpital, et ont vu leur fils inanimé. Il n’y avait plus rien à faire », déplore-t-elle.
« Je voudrais transmettre aux responsables étatiques que ce qui s’est passé était carrément inhumain. Comment peut-on croire que des enfants sont déjà capables de tuer. D’ailleurs, leur victime n’est ni un voleur ni un meurtrier.
Il était en bonne santé et est allé étudier et voilà, nous faisons face à son deuil. Je vous rappelle, les jeunes, souvenez-vous que c’est une vie qu’on a ôtée. Cet enfant aurait eu 14 ans en mars », poursuit-elle les larmes aux yeux.