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Patrimoine – Des biens de Ranavalona III vendus aux enchères

Une  pièce  de  haute  couture  de  la  fin  du  XIXème  siècle, la  robe  de  la  princesse  Ramisandrazana  se  doit  d’être récupérée  vu  sa  valeur  pour  le  patrimoine  malgache.

C’est dans la stupeur que l’on a appris hier la vente aux enchères de biens ayant appartenu à Ranavalona III à Londres.

SANS doute des plus sublimes, mais surtout d’une grande rareté. Ainsi se découvre cette riche collection de biens patrimoniaux et historiques qui fait tant parler d’elle sur les réseaux sociaux depuis hier. Entre l’opinion publique, les passionnés d’histoire, mais surtout les fervents défenseurs du patrimoine national, les avis s’accordent ainsi pour scander haut et fort leurs désarrois vus la nouvelle. Une collection hors du commun, mais surtout hors du temps et hors de prix, pour ainsi dire d’une grande valeur, c’est toute une panoplie comprenant à la fois une robe d’apparat ancienne et d’objets inestimables qui sera mise aux enchères à Londres ce jour. Initié par la prestigieuse maison de vente « Kerry Taylon Auctions », ces enchères fortuites, laissent l’opinion publique tomber des nues. La vente comprend une robe en velours de coton bord eaux et satin rose cyclamen datant de 1897, qui aurait appartenu à la princesse Ramisandrazana, ancienne conseillère politique de Ranavalona III. De même qu’une série de photographie, de lettres et de documents, cette collection serait estimée entre 1100 et 1660 euros.

Quid de l’État ?

Ayant officiellement été conservés par la famille de Clara Herbert, une dame irlandaise qui a été l’une des dames de compagnie au sein de la cour royale malgache vers la fin des années 1890, la robe en soie et les objets qui vont avec attireront sans doute l’attention des grands collectionneurs internationaux. Ceci-dit, la question se pose sur l’engagement de l’État malgache sur le rapatriement de ces biens au sein de l’opinion publique, mais aussi des défenseurs du patrimoine. « Et si l’État se portait acquéreur en vue de regrouper nos objets royaux? » se questionne-t-on. L’État qui ne cesse cependant de mettre les bouchées doubles e t ce toujours de manière diplomatique pour récupérer depuis l’étranger les divers objets relatifs à notre patrimoine historique durant cette époque. Tant bien que mal, on a essayé de joindre des responsables au sein du ministère de la Communi­cation et de la culture pour discuter de ce sujet, mais ils restent injoignables. Des sources confirment par ailleurs que des concertations sont déjà en cours pour discuter du sujet et ce malgré le temps imparti. En outre, des initiatives se lancent déjà via les réseaux sociaux, aussi bien pour sensibiliser sur les risques de perdre ces biens, que pour les récupérer. Notamment, des pétitions qui convient aussi bien les personnalités publiques et étatiques que les simples citoyens à se rallier pour qu’on puisse ravoir l’intégralité de nos patrimoines encore égarés partout ailleurs.

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