Régions

Communales – Timide début de campagne à Toliara

Les deux premières journées de propagande ont été peu animées. Alors que les Tuléarois sont loin d’être faciles à convaincre.

Six candidats sont en lice pour briguer la mairie de la ville de Toliara. Mais les rues étaient encore parsemées d’animations de propagande pour les deux premières journées de campagne. Des tableaux d’affichage sont vides dans les quartiers comme Sanfily ou Ankilisoafilira. Quelques véhicules, tapissés des affiches de candidats et avec de la musique assourdissante circulent dans les rues mais ils sont loin de créer des embouteillages.

Edmondine Océanie, candidate indépendante, est en course. « Vous ne me connaissez peut-être pas mais je suis assez connue. Je suis contre tout ce qui est non respect des lois, et cela me motive pour me porter candidate aux municipales. Il y a trop de gabegie dans cette ville et personne ne suit les règles », explique-t-elle.

Les candidats de sexe masculin ou leurs représentants sont, actuellement, peu bavards et choisissent sûrement les derniers jours pour se faire connaître ou pour vanter leurs projets. On peut citer Vita Fidson Dédé, représentant le parti IRD, Faraly Majuste du parti AKFM, Roméo Achille Ratsimbazafy, un indépendant, qui s’était déjà porté candidat aux dernières législatives, Jean Luc Fabien Andriamanjaka, un indépendant, et Elie Jacques Lamarre porte-fanion du TIM.

Défis

Les tâches s’annoncent difficiles pour le futur maire de Toliara avec les impayés de seize mois de salaire du personnel de la Commune urbaine. « Je ne vous dévoilerai pas encore ma stratégie pour régler cette affaire », a annoncé la candidate Edmondine Océanie. Tout comme le fait qu’elle n’a pas présenté une liste de conseillers municipaux, « c’est également une stratégie » a-t-elle révélé.

La commune urbaine de Toliara a eu longtemps des problèmes de recouvrement fiscal, elle n’a pas été autonome et a seulement survécu grâce aux divers projets portés par des partenaires. « Le futur maire devra voir loin dans ses démarches afin de rendre son image d’antan à cette Cité du soleil. Les nouvelles infrastructures et autres projets de développement ne signifieront rien si le maire n’a pas les poignes d’un bon leader qui pense à l’intérêt général et qui presse, quand il le faut, les habitants de sa propre ville » s’est exprimé Tolia Eugène, un habitant de Tanambao Morafeno.

La ville apparaît comme désolée, avec des ruelles en piteux état, tels les quartiers populaires d’Ampasikibo, Andakoro, Betania, Mangabe Sakama et autres. Sans parler des marchands de rue, du dérèglement total des marchés, des problématiques de la pression de l’immigration et du nombre incalculable de pousse-pousse dans une ville de quelques trois cent mille âmes.