Faits divers

Ambohidratrimo – Des bandits opèrent une série d’effractions

Une tentative d’effraction et deux attaques commises ont été signalées dans le district d’Ambohidratrimo, il y a une semaine. Les habitants se font toujours un sang d’encre.

Série de cambriolages. Trois foyers ont été ciblés par un groupe de malfaiteurs, dans le district d’Ambohidratrimo, dans la nuit de mercredi à jeudi 31 octobre. Munis d’armes blanches, ils étaient au nombre de six inconnus à jouer au chat et à la souris avec les éléments de la gendarmerie, d’Ivato à Ambatolampy Tsimahafotsy, en passant par Anjomakely. Les forces de l’ordre ont perdu leurs traces dans l’ombre.

« D’abord, ces bandits étaient déjà dans la cour d’une maison, non loin de Croc Farm, quand nous avons été alertés. Nous y sommes arrivés à temps, mais ils ont déjà pris le large. Puis, ils se sont déplacés vers Anjoma­kely. C’était comme s’ils ont joué au cache-cache avec la gendarmerie », selon les explications reçues au niveau de la Compagnie d’Ambohidra­trimo.

La bande s’est ensuite dirigée vers Ambatolampy Tsimahafotsy où elle a investi deux habitations. « D’autres sont entrés, tandis que certains attendaient à l’extérieur au cours de l’action. Ils demandent, tout de suite, l’emplacement de l’argent. Nous ne pouvons faire que leur dire de prendre ce qu’ils veulent pour qu’ils ne nous fassent pas de mal », raconte un habitant de Tsimahafotsy, lors de son intervention dans une station locale.

Otage

Dans ce foyer, les malfrats ont emporté les portables, l’argent et ce qu’ils ont pu coltiner facilement, d’après ce représentant du fokonolona. Si l’on s’en tient à ses témoignages, sa famille et lui ont été menacés avec un fusil d’assaut kalachnikov. « L’un des brigands a mis dans ma propre sacoche ma batterie de moto, mais il l’a laissée dans la cour puisqu’elle était lourde pour lui », continue-t-il. Ses voisins ont également été dévalisés.

À en croire la victime, les voleurs auraient amené avec eux un enfant comme otage. Ils l’auraient abandonné dans la forêt lors de leur fuite. « Je n’ai pourtant pas été informé de cela. De plus, je me suis rendu sur place vendredi pour parler avec les gens. Ni mes hommes ni le fokonolona ne m’ont rien dit à propos de cette prise d’otage », souligne un officier supérieur à la compagnie de la Gendarmerie locale.

Pas de blessé ni mort n’est à déplorer dans cette série d’effractions. Toutefois, les villageois tirent la sonnette d’alarme pour mettre fin à la terreur semée par les malfaiteurs. Un comité de vigilance a été mis en place pour engager une surveillance de nuit. Jusqu’ici, aucun de bandits n’est toujours arrêté.

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