Les justiciables sont souvent résignés lorsqu’ils subissent ou estiment avoir subi une injustice émanant de l’Etat ou d’une Collectivité Territoriale du fait de leur ignorance et surtout lorsque ceux-ci font prévaloir leur « prérogative de puissance publique ». Pourtant c’est souvent l’usage de cette « prérogative de puissance publique » qui confère le droit de recours au justiciable lorsqu’elle est utilisée d’une manière illégale ou avec excès de pouvoir. Ainsi, le litige peut naître d’un acte administratif, d’un contrat administratif ou des faits dommageables occasionnés par les activités de l’Administration. Dans tous les cas, les procédures définies par la Loi doivent être respectées afin d’assurer la recevabilité et le bien fondé de tout litige contre l’Administration. Il existe deux sortes de recours pouvant être intenté par l’administré : 1. Le recours administratif par lequel le justiciable va demander un réexamen du dossier par l’autorité administrative qui a pris la décision ; 2. Le recours contentieux par lequel le justiciable va demander l’annulation de l’acte administratif devant le Conseil d’État ou le Tribunal Administratif. Le recours administratif est divisé en deux catégories :
- Le recours gracieux par lequel le justiciable s’adressera à l’autorité administrative qui a pris la décision ;
- Le recours hiérarchique par lequel le justiciable s’adressera à l’autorité supérieure à celle qui a pris la décision ;
- Tanisa Raelison
- Zakinarivo Andry Rasamoelinirina (Section d’Antsiranana)
- Landry Randrianiaina Avocats stagiaires