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Escroquerie d’ampleur – Deux femmes et un homme recherchés

La revente des médicaments et des kits médicaux anti-covid était l’objet d’une escroquerie.

Trois individus sont activement recherchés pour escroquerie, abus de confiance et émission de chèque sans provision ayant causé un préjudice de 700 millions d’ariary.

C’est une gigantesque escroquerie au cours de la crise sanitaire qui a été révélée, hier. Le préjudice s’élève à 700 millions d’ariary. Trois auteurs présumés, dont Victor Tiana Nandrasana Rakotoarisoa, 36 ans, Fanomezantsoa Armandine Rabodoarimanana, 41 ans et Sissia Christine, 36 ans, devront chacun faire l’objet d’une enquête judiciaire. Pourtant, ils ont mis la clé sous la porte pour échapper à la justice. Leur avis de recherche a finalement été diffusé par le service des affaires criminelles et spéciales (SACS) auprès du commandement de la gendarmerie nationale qui a été saisi d’un soit-transmis du parquet le 1 septembre.

Durant les périodes de confinement à cause de la pandémie, le trio s’est lancé dans des affaires juteuses, celles d’acheter des médicaments et du matériel médical spécial Covid-19 auprès des grossistes et de les revendre pour en tirer un bénéfice exorbitant. « Le doliprane, le thermomètre, le masque bucco-nasal, divers kits de protection anti-covid et tant d’autres ont été très prisés pendant que le coronavirus sévissait », a-t-on indiqué.

Au fil du temps et grâce aux achats effectués, les trois escrocs sont parvenus à faire connaissance des fournisseurs et à gagner leur confiance. Ils ont fini par obtenir des crédits. Ils les ont payés par chèque, mais malheureusement sans provision. Et puis, certains d’entre eux sont déjà interdits de chéquier.

Plaintes

Les grossistes se sont rendus dans les banques pour s’assurer que les comptes des émetteurs contenaient vraiment de l’argent. Bizarrement, on leur a répondu qu’ils étaient bel et bien approvisionnés. Or, il n’y avait rien quand ils devaient effectuer des retraits, selon les informations glanées.

Depuis, le trio était injoignable. Certes, ses dernières adresses sont connues, mais il n’a pas laissé la moindre trace susceptible de le retrouver. L’homme vivait à Anosibe Ouest I, la quadragénaire à Ampitatafika et l’autre à Atsimombohitra. La police judiciaire n’a pas encore établi s’ils ont un lien familial. Chacun aurait réalisé isolément son business, mais avec un même mode opératoire.

Jusqu’ici, nombre de victimes ont porté plainte contre eux, certaines à la section des recherches criminelles de Fiadanana, d’autres au SACS. Il y a également ceux qui en ont déposé à la brigade criminelle de la police nationale. Une forte récompense est promise à celui qui fournit un renseignement menant à leur capture.

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