Economie

Fixation de prix – Le Fivmpama pour l’intervention de l’état

Le président Andry Rajoelina a évoqué un possible recours à la fixation des prix des PPN. Interventionnisme nécessaire pour le président du Fivmpama pour assainir le marché.

Barrer la route aux spéculateurs. La hausse généralisée des prix profite actuellement aux spéculateurs. « À l’origine il y a avait les mesures correctives annoncées. S’ensuivaient une hausse des prix comme celui de l’huile sous prétexte de l’existence de ces mesures correctives, or celles-ci ont juste été annoncées. Bien que ces mesures ne sont même pas entrées en application, voilà que les prix en nette augmentation restent au montant où ils sont », regrette Andrianavalomanana Raza­fiarison, président du Fivondronan’ny Mpandraha­rahara Malagasy ou Fivmpama. Selon lui, « le marché subit le diktat des spéculateurs et l’État se retrouve impuissant malgré-lui. Un éventuel interventionnisme tombe à point nommé dans la mesure où la vie quotidienne de la population devient de plus en plus dépendante de certains produits qu’on appellerait stratégiques. Pour ces derniers, l’État doit opérer un contrôle afin d’éviter les spéculations ».

Ces derniers temps, la hausse des prix touchent peu à peu tous les produits de consommation et le chef de l’État Andry Rajoelina n’exclut pas « l’éventuelle intervention de l’État dans la fixation du prix pour tel et tel produit ».

Éviter l’inflation généralisée

« C’est en réponse au fléau qui fait tâche d’huile que l’État mérite d’intervenir. Car si la hausse va progressivement concerner d’autres produits, une inflation généralisée est à craindre », estime Andria­navalomanana Razafiarison. La situation actuelle dénote l’inexistence d’une baisse des prix or l’État ne met en œuvre aucune mesure corrective et le cours de l’ariary est maitrisé. Selon quelques importateurs, « les prix qui s’affichent actuellement résultent logiquement de la mise sur le marché de stocks achetés auprès des fournisseurs au moment où l’ariary régressait ».

Le consommateur ordinaire continue de subir la hausse des prix des PPN tandis que les charges des foyers et ménages augmentent notamment en raison de la rentrée scolaire. « Un mode d’interventionnisme de l’État peut se matérialiser par l’évocation du différentiel de prix. L’État doit demander une justification à quiconque applique un prix exorbitant. La normalité ne relève pas d’une seule partie. Il y a ceux qui appliquent des prix et pour concrétiser une fixation de prix, il faut savoir le prix qui devrait être applicable et demander à ceux qui appliquent des prix supérieurs d’apporter des justifications », précise Andrianavalomanana Razafiarison. D’après toujours lui, « le principe de libéralisme économique est posé certes, mais pour les produits stratégiques, l’État doit s’atteler à intervenir ».

 

1 commentaire

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  • Du grand n’importe quoi provenant d’un représentant d’une organisation capitaliste et mercantile. La justification du prix est basée sur la recherche du gain maximum.
    A combien l’état doit-il fixer le taux de marge normal? et sur quelle base légale?
    Monsieur Razafiarison, vous détruisez les fondements de entrepreneuriat.