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Emagnobo Taolagnaro : Onze mercenaires massacrés

L’application de Dina suite à un conflit conjugal a viré au carnage le 3 octobre, à Emagnobo Taolanaro. Onze reîtres de l’une des parties ont été exécutés.

Bain de sang. Onze personnes ont été prises à partie jusqu’à leur mort par la foule, dans la commune rurale d’Emagnobo, à 85 km à l’ouest de la ville de Taolagnaro, le jeudi 3 octobre. Elles voulaient profiter de l’application de la convention villageoise ou le Dina suite à un conflit conjugal.

Ce jour-là, précisément le matin, un homme s’est disputé avec sa femme. Il l’aurait ligotée chez eux avant qu’il partait. Puis, des personnes sont venues la détacher. C’est à cause de cette violence tonitruante que le comité de Dina a rapidement fait appel à l’application du pacte. Dans l’après- midi, les habitants se sont attroupés pour assister au traitement de cette affaire. Il a alors été décidé que le mari et sa famille offriront cinq zébus, à titre de dommages-intérêts, au groupe auquel appartient la femme.

Pendant la passe d’armes, les onze intrus, originaires de la commune rurale de Ranomafana et d’Amboa­sary, mais agissant sous le nom de Dina, ont du mal à accepter les cinq bœufs déjà convenus. Du coup, ils en ont saisi dix qu’ils auraient comptés amener aussitôt.

Massacre

« C’est entre 14h30 et 15h que cela s’est transformé en massacre. Rouges de colère, les villageois se sont attaqués à ces individus. Ils les ont tués à coups de hache et de sagaie. Le commanditaire de ces mercenaires s’est enfui et est toujours recherché », selon les explications du commandant de groupement de la gendarmerie d’Anosy. La partie requérante en Dinabe n’a donc reçu aucun bétail à cause de cet affrontement qui s’est terminé dans le sang. Un poste avancé de la gendarmerie se trouve pourtant implanté dans ce bourg.

Les onze dépouilles ont été gardées dans le village. Le samedi 5 octobre, les membres de l’Organe mixte de conception (OMC) de la région sont venus à Emagnobo pour réinstaurer le calme. Ils ont amené avec eux un représentant des familles des défunts pour récupérer les corps.

« Les gendarmes sur place ont été renforcés par d’autres éléments. Personne n’est arrêté après cette tuerie. C’est principa­lement pour préserver l’ordre public, suivant les consignes de Procureur », indique un officier supérieur au groupement de la gendarmerie.

 

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