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Baccalauréat 2è session – Course contre la montre dans les préparatifs

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique est en plein préparatif de la session exceptionnelle du baccalauréat. Le timing est serré.

Des renforts. L’organisateur de l’examen du baccalauréat a fait appel à des renforts pour accélérer les préparatifs de la session exceptionnelle. Il ne reste que seize jours avant le jour J de cette deuxième session qui devrait avoir lieu du 23 au 26 octobre, alors que les corrections des feuilles de copie de la première session, l’élaboration des sujets pour la deuxième session, ne font que commencer. Ces renforts sont composés d’enseignants correcteurs et de concepteurs de sujets. Ils devraient, d’une part, assurer la sortie des résultats de la première session, à la date du 19 octobre, car l’affichage de ce résultat déterminera les candidats qui pourront se rattraper.

Selon le ministère, ce sont les candidats du baccalauréat général qui ratent cet examen qui sont autorisés à passer la deuxième session. D’autre part, les concepteurs de sujets doivent travailler dans un temps réduit, pour que les sujets d’examen soient élaborés et acheminés vers tous les centres d’examen, avant le début des épreuves. Le nombre des machines de transcription et celui des agents auraient été, également, augmentés.

Pas de nouvelle convocation

Aucune convocation ne sera distribuée. « Les candidats utiliseront la convocation de la première session. Ils doivent, juste, se munir d’une pièce d’identité lorsqu’ils se présentent à la prochaine session », explique Jean Claude Razara­naina, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ainsi donc, ils passeront toutes les épreuves de la session spéciale d’examen, dans la même salle et le même centre d’examen que lors de la session du 30 septembre au 4 octobre.

Ces préparatifs sont un peu trop « accélérés » pour certaines sources. « Pour qu’il n’y ait aucune erreur dans les résultats, il faudra prendre un peu plus de temps avant de les afficher. Les corrections prennent une semaine, alors que les épreuves du baccalauréat technique sont toujours en cours. La transcription des notes nécessite une dizaine de jours, et il faut encore du temps pour la vérification. Aux précédentes sessions, nous avons effectué trois vérifications », indique une source.

Le ministère de l’Ensei­gnement supérieur et de la recherche scientifique promet, pour sa part, qu’aucune erreur ne sera plus acceptée à cette deuxième session.

Les fuites de sujets ont perturbé le déroulement de l’examen, la semaine passée. Certaines épreuves n’ont commencé qu’en début de soirée, dans certains centres d’examen comme à Ambohimangakely ou à Antsirabe. Et des candidats en ont complètement paniqué. Le chef d’État, Andry Nirina Rajoelina, a décidé de donner une seconde chance à ceux qui vont rater cet examen.