Les établissements scolaires privés sont en difficulté. Plusieurs de leurs élèves ne sont plus revenus. De nombreux élèves ont quitté des écoles privées pour poursuivre leurs études dans des écoles publiques, en cette année scolaire 2023-2024. Quelques-uns d’entre eux ont effectué leurs inscriptions dans un lycée public à Antananarivo, hier. « Ma fille a étudié dans une école privée à Ambohipo, l’an dernier. Les frais de scolarité de cette école ne sont plus à ma portée. J’ai alors pensé à la déscolariser. Mais elle a insisté pour continuer ses études, donc, on a tenté une école publique. Heureusement, elle a réussi le test de niveau », se félicite Linah Ravoniarimanana, mère d’une élève qui va entrer en classe de Terminale au Lycée Andohalo. Le manque de moyens a obligé de nombreux parents à retirer leurs enfants des écoles privées. « Les frais de scolarité de son ancienne école ont augmenté. Ils sont passés de 32 000 ariary à 40 000 ariary par mois. Ici, on ne paie que les cotisations des parents d’élèves, au début de l’année scolaire. Cela m’arrange », indique Albertine Rasoanandrasana, mère d’un lycéen. Les demandes d’inscriptions ont, en effet, augmenté dans les écoles publiques. « Une quarantaine d’élèves ont passé le test de niveau. C’est beaucoup, par rapport à l’an dernier lors duquel on n’a reçu qu’une vingtaine de nouveaux élèves », confie une source auprès d’un collège d’enseignement général. Célin Rakotomalala, directeur national des institutions laïques pour l’éducation, affirme un faible taux d’inscriptions dans les écoles privées, variant autour de 40%. Ce problème a touché toute frange de population. Des parents qui ont scolarisé leurs enfants dans des écoles françaises homologuées, avec des frais de scolarité de 8 millions d’ariary par année d’étude, ont décidé de transférer leurs enfants dans des écoles confessionnelles catholiques, où les frais de scolarité sont moins chers. Ce changement n’est pas facile pour les élèves. Le trajet sera fatigant pour la fille de Linah Ravoniarimanana qui vit à Ambohipo. Elle prendra plus d’une heure pour rejoindre à pied sa nouvelle école à Andohalo, tous les jours, et la même durée pour le chemin du retour. Cela va, en outre, créer un choc psychologique chez les élèves de passer d’un environnement à un autre. Mais ils n’ont pas le choix.
Les établissements scolaires privés sont en difficulté. Plusieurs de leurs élèves ne sont plus revenus. De nombreux élèves ont quitté des écoles privées pour poursuivre leurs études dans des écoles publiques, en cette année scolaire 2023-2024. Quelques-uns d’entre eux ont effectué leurs inscriptions dans un lycée public à Antananarivo, hier. « Ma fille a étudié dans une école privée à Ambohipo, l’an dernier. Les frais de scolarité de cette école ne sont plus à ma portée. J’ai alors pensé à la déscolariser. Mais elle a insisté pour continuer ses études, donc, on a tenté une école publique. Heureusement, elle a réussi le test de niveau », se félicite Linah Ravoniarimanana, mère d’une élève qui va entrer en classe de Terminale au Lycée Andohalo. Le manque de moyens a obligé de nombreux parents à retirer leurs enfants des écoles privées. « Les frais de scolarité de son ancienne école ont augmenté. Ils sont passés de 32 000 ariary à 40 000 ariary par mois. Ici, on ne paie que les cotisations des parents d’élèves, au début de l’année scolaire. Cela m’arrange », indique Albertine Rasoanandrasana, mère d’un lycéen. Les demandes d’inscriptions ont, en effet, augmenté dans les écoles publiques. « Une quarantaine d’élèves ont passé le test de niveau. C’est beaucoup, par rapport à l’an dernier lors duquel on n’a reçu qu’une vingtaine de nouveaux élèves », confie une source auprès d’un collège d’enseignement général. Célin Rakotomalala, directeur national des institutions laïques pour l’éducation, affirme un faible taux d’inscriptions dans les écoles privées, variant autour de 40%. Ce problème a touché toute frange de population. Des parents qui ont scolarisé leurs enfants dans des écoles françaises homologuées, avec des frais de scolarité de 8 millions d’ariary par année d’étude, ont décidé de transférer leurs enfants dans des écoles confessionnelles catholiques, où les frais de scolarité sont moins chers. Ce changement n’est pas facile pour les élèves. Le trajet sera fatigant pour la fille de Linah Ravoniarimanana qui vit à Ambohipo. Elle prendra plus d’une heure pour rejoindre à pied sa nouvelle école à Andohalo, tous les jours, et la même durée pour le chemin du retour. Cela va, en outre, créer un choc psychologique chez les élèves de passer d’un environnement à un autre. Mais ils n’ont pas le choix.